CINÉMA

Polanski fait sa première apparition publique à Montreux

Cinq jours après le refus de la Suisse d'extrader le cinéaste vers les Etats-Unis, Roman Polanski est apparu pour la première fois en public à Montreux où il assistait à un concert de son épouse, Emmanuelle Seigner.

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AFP - Roman Polanski "heureux d'être libre" a fait samedi sa première apparition en public à Montreux et à la télévision où il a remercié sa famille et les Suisses pour leur soutien, cinq jours après le refus de Berne d'extrader le réalisateur vers les Etats-Unis.

Le réalisateur du "Pianiste", âgé de 76 ans, est arrivé samedi soir au Centre de Congrès de Montreux (ouest) pour assister à un concert de son épouse Emmanuelle Seigner, a constaté un journaliste de l'AFP.

Un service d'ordre musclé a empêché journalistes, photographes et cameramen d'approcher le cinéaste, dont c'est la première apparition dans un lieu public depuis la levée lundi de son assignation à résidence dans son chalet de Gstaad.

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Roman Polanski remercie son entourage

M. Polanski est arrivé à l'arrière d'un véhicule 4x4 aux vitres fumées en compagnie du patron et fondateur du Festival de jazz de Montreux, Claude Nobs. Le véhicule s'est arrêté à la porte d'un monte-charge, dans lequel M. Polanski s'est engouffré tandis que des vigiles faisaient rempart.

Son épouse a pour sa part déclaré être "très heureuse qu'il soit là ce soir car il n'a pas encore vu mon concert".

Dans un entretien diffusé samedi soir à la télévision helvétique, il a déclaré garder "une grande amitié pour la Suisse" en dépit de son arrestation sur demande des Etats-Unis le 27 septembre dernier à Zurich.

Il a également remercié "ces milliers de gens qui n'ont pas cessé d'adresser leurs messages de soutien durant ces neuf longs mois" et qui lui ont apporté bouteilles de vin et bouquets de fleurs.

Visiblement reposé, l'air décontracté, le cinéaste a raconté à la télévision suisse que son fils Elvis a coupé le bracelet électronique que les autorités helvétiques lui avaient imposé comme mesure de sécurité. M. Polanski a assuré qu'il aurait pu facilement s'évader.

"Si j'y avais pensé je l'aurais fait, parce que c'était extrêmement facile. Le bracelet électronique (...) ne pouvait pas empêcher ça, si près de la frontière française. Les gens savaient que jamais je ne ferai ça", a-t-il assuré.

"Pour le moment, je suis heureux d'être libre et de pouvoir me consacrer aux choses qui m'ont été défendues", a-t-il ajouté.

La Suisse a refusé lundi d'extrader le cinéaste franco-polonais Roman Polanski vers les Etats-Unis, où il a eu en 1977 des relations sexuelles avec une mineure âgée de 13 ans.

Le réalisateur du "Pianiste" avait été arrêté sur mandat international américain le 27 septembre à son arrivée à Zurich pour un festival de cinéma.

Roman Polanski avait pu quitter la prison de Winterthour (canton de Zurich) le 4 décembre pour être assigné à résidence à Gstaad contre une caution de 4,5 millions de francs suisses (trois millions d'euros).

Il est totalement libre de ses mouvements en Suisse depuis la décision des autorités helvétiques de rejeter la demande américaine.
 

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