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À Damas, Iyad Allaoui cherche le soutien de Moqtada al-Sadr

Candidat au poste de Premier ministre en Irak, Iyad Allaoui (à g.) a rencontré le chef chiite irakien Moqtada al-Sadr (à dr.) à Damas. Les deux hommes ont affiché leur volonté de mener rapidement à la formation d'un gouvernement dans leur pays.

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AFP - L'ancien chef du gouvernement irakien Iyad Allawi, candidat au poste de Premier ministre, et le chef chiite radical irakien Moqtada Sadr se sont rencontrés lundi à Damas, alors que leur pays reste dans l'attente de la formation d'un nouveau cabinet.

Le parti Baas, les Américains et les terroristes sont des lignes rouges pour nous. On ne collabore pas avec eux en politique. Ce sont des ennemis du peuple irakien.

Moqtada al-Sadr en réponse à Jonny Abou, notre correspondant à Damas

M. Allawi s'était auparavant entretenu avec le président syrien Bachar al-Assad, que Moqtada Sadr avait pour sa part rencontré dès samedi.

Après leur rencontre, les deux dirigeants irakiens ont tenu chacun une conférence de presse dans un hôtel près de Damas.

M. Allawi a déclaré être convenu avec Moqtada Sadr de "la nécessité d'accélérer les efforts pour former un gouvernement rassemblant tous les courants politiques et doté d'un programme clair qui permettrait aux Irakiens de sortir de la crise".

Selon M. Allawi, "Moqtada Sadr est favorable à l'unification des rangs et des efforts pour parvenir à la formation rapide d'un tel gouvernement".

De son côté, Moqtada Sadr a indiqué que "le Bloc irakien (d'Iyad Allawi) était prêt à faire des concessions pour mettre fin à la crise politique et parvenir à la formation du gouvernement".

Sadr, un proche de Téhéran, a appelé "toutes les parties, notamment l'Etat de droit (la liste du Premier ministre sortant Nouri al-Maliki) de faire des concessions" pour pouvoir former rapidement le cabinet irakien.

Les deux responsables irakiens ont indiqué qu'ils souhaitaient rencontrer le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu attendu dans la journée à Damas.

De sources turques, M. Davutoglu a quitté lundi Ankara pour Damas, où il devait évoquer, entre autres, la question irakienne avec le président Assad et son homologue Walid Mouallem.

Avec le président Assad, M. Allawi a évoqué les "efforts déployés pour former un gouvernement en Irak", a indiqué auparavant l'agence officielle Sana.

M. Assad a réitéré "le soutien de la Syrie à tout accord inter-irakien qui préservera l'unité de l'Irak, son arabité et sa souveraineté", selon l'agence.

Iyad Allawi a remercié la Syrie "pour son accueil des réfugiés irakiens" et "son soutien aux efforts visant à préserver l'unité de l'Irak et à y ramener la sécurité et la stabilité", a précisé l'agence syrienne.

L'Irak est sans gouvernement depuis les législatives du 7 mars qui n'ont donné à aucun parti la capacité de former seul le cabinet. Le parti de Sadr dispose de 39 députés sur 325, contre 89 pour Nouri Al-Maliki et 91 pour Iyad Allawi.

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