NUCLÉAIRE IRANIEN

Bruxelles accroît la pression sur Téhéran qui se dit prêt à reprendre des négocations

Après les États-Unis et l'Australie, l'UE et le Canada ont approuvé de nouvelles sanctions contre l'Iran visant notamment les secteurs du gaz et du pétrole. Téhéran se dit prêt à reprendre des négociations sur un échange de combustibles nucléaires.

Publicité

 

Dans la foulée de l'Union européenne, le Canada a adopté lundi une nouvelle série de sanctions sévères contre l'Iran, visant notamment les secteurs du gaz et du pétrole. Téhéran a jugé que ces décisions n'auraient "aucun impact", mais s'est pourtant déclaré prêt à reprendre les négociations sur un échange de combustibles sans condition et sans délai.

"Nous avons envoyé aujourd'hui un message puissant à l'Iran signifiant que son programme nucléaire constitue une source de profonde préoccupation pour nous", a déclaré la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, à l'issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères qui s'est tenue à Bruxelles.

Gaz et pétrole

Ces mesures ne transposent pas seulement le quatrième train de sanctions adopté par le Conseil de sécurité des Nations unies le 9 juin. Elles visent pour la première fois le secteur de l'énergie en interdisant, à compter de ce mardi, tout nouvel investissement, assistance technique ou transferts de technologies, notamment pour le raffinage du brut et la liquéfaction de gaz. Si l'Iran est le quatrième producteur mondial de pétrole, il importe jusqu'à 40 % de son essence, n'ayant pas les capacités de raffinage suffisantes pour satisfaire sa demande intérieure.

Les mesures ciblent également le secteur du transport de fret, les échanges commerciaux et les activités bancaires et financières. Elles étendent la liste des personnalités privées de visas ou dont les avoirs sont gelés.

En approuvant ces nouvelles sanctions, Européens et Canadiens emboîtent le pas aux Etats-Unis et à l'Australie, qui ont déjà adopté des dispositions similaires.

Reprise des négociations

Dès lundi, l'Iran s'est déclaré prêt à reprendre immédiatement des négociations sur un échange de combustible nucléaire, dans une lettre adressée à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
"Le message clair et net de cette missive est que l'Iran est absolument prêt, sans aucune condition, à engager des négociations sur le combustible destiné au réacteur de Téhéran", a précisé le représentant iranien auprès de l'AIEA, Ali Asghar Soltanieh. Cette déclaration a été saluée par Catherine Ashton.

Dans le même temps, un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi que les sanctions européennes "ne feront que compliquer la situation et n'auront aucun impact".

L'Iran est soupçonné de chercher à se doter de la bombe atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie. Les négociations avec les Occidentaux, dans l'impasse depuis octobre 2009, pourraient reprendre d'ici début septembre.

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine