MAURITANIE

Bernard Kouchner s'engage à poursuivre la lutte contre le terrorisme

Après l’assassinat au Sahel, de l'otage français Michel Germaneau par Al-Qaïda au Maghreb islamique, le président Sarkozy a dépêché Bernard Kouchner dans les pays sahéliens.

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Paris ne veut pas faire preuve de faiblesse. Après avoir eu confirmation lundi de la mort de Michel Germaneau, Bernard Kouchner s’est envolé pour la Mauritanie d’où il a assuré que les "efforts communs" de Paris et Nouakchott dans la lutte contre les terroristes allaient se poursuivre.

Cette escale mauritanienne est la première d’une tournée qui doit conduire le ministre français des Affaires étrangères ce mardi au Mali et au Niger, deux autres pays sahéliens dans lesquels Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l’organisation qui a revendiqué l’assassinat de Germaneau, est implanté.

"Nos efforts communs vont se poursuivre, le combat risque d'être long mais nous le poursuivrons", a affirmé M. Kouchner après s’être entretenu avec le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

En coopération avec l’armée mauritanienne, des militaires français ont lancé le 22 juillet un raid contre une base d’Aqmi, dans l’espoir d’y trouver Michel Germaneau. Une opération décriée par les proches de l’otage français qui craignent qu’elle n’ait entraîné la mort de l’humanitaire. Dans son communiqué, l’organisation islamiste a assuré avoir exécuté l’otage en représailles de cette attaque.

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"IL FAUT QUE TOUS LES PAYS DE CETTE ZONE SE DONNENT LA MAIN"

Bernard Kouchner estime cependant que rien ne permet d’affirmer que Michel Germaneau a bien été assassiné après le raid. "Était-il mort avant cette opération ? Est-il mort après ? Je n'en sais rien" a-t-il confié ce mardi sur RTL. Il assure, par ailleurs, que l’attaque a été décidée en raison de l’absence totale de contact avec les ravisseurs, ce qui laissait penser que l’otage, qui avait des problèmes cardiaques, était déjà condamné.

Même son de cloche à Paris, où François Fillon assure que le "combat contre Al-Qaïda au Maghreb islamique" allait être "renforcé". Le Premier ministre français a indiqué que la seule certitude qu’il avait dans cette affaire, c’est que Michel Germaneau a été "la victime de barbares dont la cruauté est sans limites".

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