FOOTBALL

OM-PSG, un Trophée des champions au goût de clasico

À quelques jours de la reprise de la L1, le Paris Saint-Germain retrouve son meilleur ennemi marseillais à Radès, en Tunisie, pour disputer le Trophée des champions, qui oppose depuis 1996 le vainqueur de la Coupe de France au champion de France.

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AFP - Après l'échec des Bleus en Afrique du Sud, le football français revient en Afrique du Nord: le Trophée des champions ouvre la saison, dix jours avant le début du championnat, avec une affiche inédite entre Marseille et Paris SG, mercredi à Radès en Tunisie (20h45). La première ligne du palmarès 2010-2011 va s'écrire dans la torpeur estivale de Tunisie, où la population penche pour l'OM, par proximité géographique et pour Ben Arfa, joueur d'origine tunisienne qui a "réservé beaucoup de places" pour sa famille et ses amis. Le PSG, en grand spécialiste de la Coupe de France, a remporté deux fois le Trophée des champions (1995-1996 et 1998-1999), alors que Marseille dispute pour la première fois une compétition instaurée en 1995-1996. Et le favori sur le papier, fort de son doublé Championnat-Coupe de la Ligue en 2010, est aussi l'équipe qui se pose le plus de questions. Car ça ne va pas fort du côté de la Canebière: l'OM a remporté deux matches amicaux contre Vannes (L2) et Catane (Italie) mais en a aussi perdu deux face à des pensionnaires de L1 (Monaco et Toulouse). En Tunisie, trois joueurs seront suspendus (Niang, Brandao et Jordan Ayew), un trop court (Heinze a repris l'entraînement lundi seulement) et un autre également laissé à la maison après son retour de vacances en retard (Mbia)... "Sur ce match, il y a un gros point d'interrogation, résume Cissé. On va y aller avec de l'envie mais on ne sait pas". Et le milieu souligne aussi que les joueurs, à ce stade de la préparation, ne sont "pas à 100% physiquement". Didier Deschamps a emmené un groupe de vingt joueurs à l'attaque dégarnie, avec le seul Samassa comme avant-centre. De retour de prêt de Valenciennes, qui n'a pas souhaité le garder, l'international malien a une carte à jouer. Ben Arfa et Coupet Idem pour Andre Ayew, en soutien. Auteur d'un très beau Mondial avec le Ghana (quart de finale), le fils du légendaire Abedi Pelé retrouve l'OM après avoir été prêté un an en L2 à Arles-Avignon. Le jeune joueur avait peu apprécié. A lui désormais de faire ses preuves. Et Ben Arfa dans tout ça ? Des tractations ont cours pour son transfert (Newcastle, Werder Brême ?...) et ce match sur la terre de ses ancêtres pourrait être son dernier sous les couleurs phocéennes. Et si le match sera diffusé dans 52 pays, Ben Arfa reconnaît à demi-mot ne pas attacher beaucoup d'importance à ce titre: "C'est un trophée mais en même temps un match de préparation: il vaut mieux être prêt pour le championnat que pour ce match". Tout semble plus clair côté parisien. Deux joueurs ont été écartés (Rothen et Sankharé), d'autres devraient partir et Antoine Kombouaré attend "au moins" un défenseur. Mais deux recrues offensives sont arrivées, Bodmer et Nenê, et une équipe-type s'est déjà dessinée. L'ambiance est au beau fixe, à la faveur d'une série de bons résultats en amicaux (trois victoires et un nul). Seule ombre au tableau, Hoarau est suspendu. Mais Kombouaré a tenu à le faire venir parmi les 24 joueurs convoqués. Coupet devrait être titularisé: il cherchera à étendre son record individuel de cinq Trophées des champions, tous remportés avec Lyon. Pour la dernière saison de sa carrière, c'est une forme de motivation particulière.

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