ÉTATS-UNIS

Le mariage de Chelsea Clinton pique la curiosité des médias américains

La fille unique du couple Clinton avait prévu de se marier ce samedi dans le plus grand secret. Raté, une horde de journalistes a déjà fait le déplacement dans la petite ville de Rhinebeck (New York), où doit se dérouler la cérémonie.

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AFP - Les cloches de la noce n'ont pas encore sonné mais les caisses enregistreuses crépitent déjà dans la petite ville de Rhinebeck, près de New York, où Chelsea, la fille unique de Bill et Hillary Clinton, se marie samedi.

"C'est comme si on accueillait les Jeux olympiques", se réjouit Alex Batkin, gérant de la boutique d'artisanat huppée Wing and Clover.

Aucune information officielle n'a pourtant encore été publiée concernant le mariage de la fille de l'ancien président des Etats-Unis et de l'actuelle chef de la diplomatie américaine, 30 ans, et du banquier d'investissement Marc Mezvinsky, 32 ans.

A peine des rumeurs filtrent-elles sur la liste des invités à cet événement mondain, qui compterait peut-être Steven Spielberg et Oprah Winfrey.

Seul un faisceau de présomptions laisse croire que la noce aura lieu au luxueux domaine d'Astor Courts.

Et les quelques paparazzi qui espéraient glaner des détails croustillants en survolant les festivités en hélicoptère en sont pour leur frais: les autorités fédérales ont annoncé la fermeture de l'espace aérien à tout véhicule survolant la propriété à une hauteur inférieure à 600 mètres de samedi 15H00 à dimanche 03H30.

Toutes ces cachotteries n'ont pourtant pas empêché la ville de 8.000 habitants de dérouler le tapis rouge au jeune couple.

"Félicitations à Marc et Chelsea", note un panneau dans la vitrine d'un restaurant.

"Mazel Tov", interjection courante parmi les juifs, confession du futur marié, indique une autre pancarte dans une boutique de sucrerie.

Commerçants, hôteliers, équipe de base-ball: tous veulent tirer un petit profit du mariage.

Mais à l'instar de la discrète Chelsea, les habitants ne pipent mot sur les retombées qu'ils attendent de cet heureux événement.

Les réceptionnistes de l'auberge Beekman Arms restent de marbre face aux questions sur les personnalités conviées.

Les pinceaux sont pourtant de sortie: une dernière couche de peinture blanche sous le toit pour accueillir des invités encore invisibles mais dont les bagages emplissent peu à peu les chambres, toutes réservées.

Seule certitude: un hôte a acheté à la boutique d'artisanat une peinture style naïf pour les fiancés. "Chelsea et Marc", est-il inscrit sur cette oeuvre figurant un gâteau de mariage, des arbres et quelques écureuils.

De là à savoir qui l'a achetée et à quel prix... "Je ne peux vraiment pas", souffle Alex Batkin.

Le caviste situé de l'autre côté de la rue est plus prolifique: le vin blanc servi au repas de noce viendra du vignoble d'une localité nommée... "Clinton", et située non loin de là, croit-il savoir. "Il est léger et sec, il accompagne bien poisson ou poulet", assure-t-il.

Il espère lui-même vendre quelques bouteilles du cru 2009.

L'équipe de base-ball de la ville, les Rebelles de la vallée de l'Hudson, veut aussi être de la partie.

Leur mascotte, déguisée en raton-laveur, arborait mardi au principal carrefour de la ville une pancarte demandant: "Chelsea, veux-tu m'épouser?"

"On essaie de faire un peu de bruit autour de l'équipe pour que les gens viennent nous voir jouer", explique un joueur, A.J. Tomeny.

L'hebdomadaire local assure (mais sans citer de source) que la noce débutera à 18H00 samedi et que la police contrôlera l'accès des alentours du domaine d'Astor Courts.

Quelques esprits chagrins de la ville soupçonnent pourtant les Clinton d'avoir organisé un immense subterfuge.

Mais l'Hudson Valley News, devenue une source essentielle d'informations pour le bataillon de journalistes venus couvrir l'événement, n'y croit pas: il a déjà adressé en Une ses félicitations aux futurs mariés.

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