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Reporters

Rwanda, le Singapour africain des années 2020 ?

Alors que la présidentielle au Rwanda doit se dérouler le 9 août, Lucas Menget, grand reporter à FRANCE 24, s'est rendu dans ce pays encore marqué par le génocide. L'occasion de décrypter le système du président Paul Kagame.

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Paul Kagame a un rêve : faire du Rwanda le Singapour du continent africain d'ici à 2020. 
Pour se faire, il a pour objectif d'informatiser la population rurale et de doter chaque enfant d'un ordinateur portable. Le train de la modernité est en marche.

Le Rwanda se tourne vers l'avenir... Mais panse toujours ses cicatrices du génocide le plus rapide et le plus efficace de l'Histoire : en 1994, un million de personnes sont tuées en six semaines, à la machette et au couteau. La minorité tutsie a été essentiellement visée, même si des Hutus modérés ont aussi étés exterminés.

A la veille du scrutin présidentiel du 9 août, le président est déjà assuré de la victoire. Pour cause, l'opposition en face de lui est en effet dispersée, désorganisée, voire menacée. "Ceux qui veulent la guerre auront la guerre", a-t-il menacé lors de l'un de ses derniers meetings. Le message est directement adressé à ses opposants, qui depuis l'étranger dénoncent la dictature de Kagame, à l'instar du colonel Patrick Karegeya, l’ancien chef du renseignement rwandais, exilé en Afrique du Sud. Un autre opposant a également trouvé refuge en Afrique du Sud : le général Faustin Kayumba Nyamwasa, ancien chef d’état-major victime d’une tentative d’assassinat le 19 juin devant son domicile à Johannesburg. Le camp Kagame accuse ces opposants de fomenter une nouvelle guerre. Aucun des trois autres candidats en lice à la ptésidentielle n’est d’ailleurs un véritable opposant à Kagame et les médias d’oppositions sont muselés.

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