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Nouvelle journée de combats dans les rues de Mogadiscio

Les violents affrontements opposant les miliciens Shebab aux forces gouvernementales somaliennes se poursuivent, ce mercredi, à Mogadiscio. Au moins six civils ont déjà été tués au cours de cette troisième journée de combats.

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Pour la troisième journée consécutive, la capitale somalienne est le théâtre de violents combats. Mogadiscio voit de nouveau s’opposer les milices islamistes des Shebab aux forces gouvernementales, soutenues par les troupes de l’Union africaine (Amisom).

Au moins six civils ont été tués ce mercredi par un obus de mortier qui s'est abattu sur des habitations, selon des témoins.

Depuis le début de la semaine, des dizaines de personnes ont trouvé la mort dans les affrontements. Mardi, six parlementaires ont été victimes d’un attentat-suicide perpétré contre un hôtel de Mogadiscio, connu pour être fréquenté par les députés somaliens.

"On peut craindre le pire pour le gouvernement de transition", analyse Tshitenge Lubabu, journaliste à Jeune Afrique. Sur l’antenne de France 24, celui-ci rappelle que les Shebab "contrôlent le centre et le sud du pays, ainsi qu’une bonne partie de Mogadiscio".

Toutefois, les miliciens islamistes ne sont toujours pas parvenus à s’emparer de la totalité de la capitale, où le pouvoir peut compter sur l’appui de 6 000 soldats ougandais et burundais et d’une centaine de tanks.

Retrouvez l'émission "À la une" consacrée à l'offensive des Shebab

"Nous tiendrons fermement, il n'y a pas de raison de s'alarmer, la situation est sous contrôle", a affirmé mardi le porte-parole de l'Amisom, le major ougandais Ba-Hoku Barigye.

Guérilla urbaine à Mogadiscio

Refusant le combat frontal, les Shebab ont recours à des pratiques de guérilla urbaine pour harceler les troupes gouvernementales.

"Ils sont partout et nulle part. Ils n’hésitent pas à recourir aux attentats-suicides comme technique de guerre", précise Tshitenge Lubabu.

Les attentats ciblés se sont effectivement multipliés dans la région ces derniers mois. En témoigne, notamment, l’attaque perpétrée à Kampala, la capitale ougandaise, en juillet dernier.

"S’ils parvenaient à renverser le gouvernement somalien, des islamistes radicaux étrangers pourraient se joindre à eux", prévient Tshitenge Lubabu, qui précise que les Shebab "ont les moyens financiers de mener une guérilla pendant des années…"

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