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Sarkozy défend la présence française en Afghanistan et détaille sa future présidence du G20

Devant les ambassadeurs de France réunis à l'Élysée, Nicolas Sarkozy a défendu mercredi l'engagement du pays en Afghanistan. Il a détaillé les priorités de sa présidence du G20 et affirmé la nécessité de lutter contre un "arc de crise du terrorisme".

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AFP - Nicolas Sarkozy a défendu mercredi l'engagement de la France en Afghanistan, exprimé le soutien de la France à la femme iranienne menacée de lapidation et détaillé les "ambitions" de sa future présidence des G8 et G20, lors de son traditionnel discours aux ambassadeurs.

Deux jours après la mort de deux nouveaux soldats français sur le sol afghan, le chef de l'Etat a profité de ce grand oral diplomatique pour répéter que les troupes tricolores resteraient engagées là-bas "aussi longtemps que nécessaire", alors que de plus en plus de voix, notamment à gauche, réclament un débat sur le sujet.

"Notre action au service de la paix ne doit pas être soumise à des calendriers artificiels et aux humeurs médiatiques", a-t-il estimé, dénonçant le "catastrophisme" des commentateurs à ce sujet. "La coalition et le gouvernement afghan ont su adapter leur stratégie et continuent de le faire", a plaidé Nicolas Sarkozy.

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Le président a également justifié cet engagement en Afghanistan par la nécessité de réduire un "arc de crise du terrorisme". "Si la situation devait se dégrader, le risque serait grand de voir apparaître une chaîne continue liant les bases terroristes de Quetta (Pakistan) et du Sud-afghan à celles du Yémen, de la Somalie et du Sahel", s'est-il inquiété.

Evoquant les enlèvements d'occidentaux au Sahel par Al-Qaïda au Maghreb islamique, Nicolas Sarkozy a implicitement critiqué l'Espagne, après la libération controversée de deux de ses ressortissants. "La seule stratégie ne doit pas constituer à payer des rançons et à accepter de libérer des prisonniers en échange de malheureux innocents", a-t-il jugé.

Après avoir une nouvelle fois justifié les sanctions imposée à Téhéran pour l'empêcher d'acquérir l'arme atomique, le président s'est joint à la mobilisation des pays occidentaux contre l'exécution programmée de l'Iranienne condamnée à la lapidation pour adultère.

"La France considère qu'elle a la responsabilité" de Sakineh Mohammadi Ashtiani, a-t-il lancé, dénonçant une forme d'exécution "moyen-âgeuse".

M. Sarkozy a également salué la reprise annoncée des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, estimant qu'un accord de paix au Proche-Orient pouvait être signé "dans le délai d'un an".

A la veille de prendre les rênes des G8 (janvier 2011) et G20 (novembre 2010), le chef de l'Etat a enfin consacré un long moment à détailler les "grands chantiers (...) ambitieux" qu'il souhaite lancer.

Déplorant "l'instabilité des changes (qui) fait peser une menace essentielle sur la croissance mondiale", il a plaidé pour une réforme du système monétaire international et a jugé "souhaitable, nécessaire même" de "mettre en place des instruments pour éviter l'excessive volatilité des monnaies".

Conscient des réticences déjà exprimées par les Etats-Unis ou la Chine notamment, il a proposé de déminer le terrain par la réunion en Chine d'un séminaire de spécialistes sur la question.

Nicolas Sarkozy souhaite également s'attaquer de front à la question de "la volatilité des prix des matières premières". Entre autres pistes, il a suggéré de mettre à plat "le fonctionnement des marchés dérivés", prôné la "transparence" de ceux des produits agricoles et défendu des "mesures de transparence" pour limiter les fluctuations des cours du pétrole ou du gaz.

Dernière priorité, le président a à nouveau plaidé pour la nécessaire réforme de la gouvernance mondiale et lancé, entre autres, l'idée de "créer un secrétariat du G20" et d'étendre les compétences de ce forum aux questions de développement et de financement du climat.

 

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