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Les combats se poursuivent entre Shebab et forces gouvernementales

De violents affrontements ont repris dès l'aube à Mogadiscio entre les insurgés islamistes Shebab et les forces gouvernementales soutenues par l'Union africaine. Au moins 6 nouveaux civils ont été tués lors de cette troisième journée de combats.

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AFP - De violents combats ont repris mercredi matin à Mogadiscio, pour la troisième journée consécutive, entre insurgés islamistes shebab et forces gouvernementales soutenues par les troupes de l'Union africaine (Amisom), faisant au moins 6 nouveaux civils tués.

Au moins 35 civils, la plupart fauchés par des tirs de mortiers, ont péri dans ces affrontements depuis lundi après-midi, début d'une vaste offensive des shebab qui se réclament d'Al-Qaïda, contre le gouvernement somalien de transition (TFG) et l'Amisom.

En outre, 30 personnes, dont six parlementaires, ont été tuées mardi dans un attentat-suicide des shebab contre un hôtel de Mogadiscio, situé en pleine zone gouvernementale et abritant de nombreux députés et officiels.

Mercredi, les affrontements ont éclaté à l'aube sur plusieurs lignes de front de la capitale, alors que des échanges de tirs de d'artillerie entre les belligérants ont duré toute la nuit, a constaté le correspondant de l'AFP.

Selon des témoins, au moins six civils ont été tués par un obus de mortier qui s'est abattu sur des habitations.

"J'ai vu les corps de six civils ce matin, quatre dans une même maison, et deux à un autre

"Les Shebab ont une capacité militaire restreinte"

endroit, dans le quartier de Yaqshid", a raconté l'un de ces témoins, Muhidin Ali. Un autre témoin et habitant de la zone, Hassan Nur Ahmed, a donné le même bilan.

Le service des ambulances de la capitale a indiqué avoir collecté 18 blessés mercredi matin. Selon la même source, une centaine de blessés avaient été recensés la veille, depuis le début des combats lundi.

Mercredi, les belligérants affirmaient avoir progressé et infligé la défaite au camp adverse, mais ces affirmations ne pouvaient pas être vérifiées de source indépendante.

"Les combats ont repris avec intensité ce matin et les forces du gouvernement ont avancé au-delà des positions ennemies, ils (les insurgés shebab) ont perdu beaucoup de combattants", a affirmé à l'AFP le colonel Mohamed Adan, un officier supérieur des troupes gouvernementales.

"Nos moujahidines sont passés à l'attaque ce matin vers 5H30 et ont pénétré plusieurs positions défensives du gouvernement apostat et des envahisseur chrétiens qui les soutiennent", a affirmé de son côté un porte-parole militaire des shebab, Sheikh Abdiaziz Abu-Muscab.

Retrouvez l'émission "À la une" consacrée à l'offensive des Shebab

"Grâce à Dieu, nous avons tué beaucoup de leurs soldats, et les moujahidines contrôlent maintenant plusieurs de leurs positions", a déclaré ce porte-parole.

"Le gouvernement apostat ne contrôle plus qu'une des quatre routes principales de Mogadiscio, et avec l'aide de Dieu, nos combattants couperont cette route aujourd'hui et couperont ainsi les lignes d'approvisionnement de l'ennemi", a ajouté Abu-Muscab.

Le porte-parole de l'Amisom, le major ougandais Ba-Hoku Barigye, a démenti ces déclarations. "Nous tenons toujours nos positions. Ni le gouvernement, ni l'Amisom n'ont reculé, ces types (les shebab) lancent les mauvais messages au mauvais moment, avec des violences en plein ramadan, mais ils ne peuvent pas pénétrer nos positions", a assuré le major ougandais.

"Nous tiendrons fermement, il n'y a pas de raison de s'alarmer, la situation est sous contrôle", a-t-il ajouté.

Les shebab tiennent l'essentiel du centre-sud de la Somalie. Le TFG ne contrôle que quelques quartiers de Mogadiscio, avec le soutien de 6.000 soldats ougandais et burundais de l'Amisom, déployés dans des secteurs stratégiques comme l'aéroport, le port, la présidence et plusieurs importants carrefours.

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