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Deuxième nuit de heurts à Los Angeles après la mort d’un immigrant

La mort d’un Guatémaltèque, abattu dimanche par la police, a provoqué lundi et mardi des rassemblements qui ont tourné à l'affrontement avec les unités anti-émeutes. Si vingt-deux manifestants ont été arrêtés, personne n'a été blessé.

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AFP - La police anti-émeutes de Los Angeles a interpellé 22 manifestants et tiré avec des balles à blanc au cours d'une seconde nuit d'émeutes après la mort d'un Guatémaltèque, tué dimanche par la police, a-t-on appris mercredi auprès des autorités.

Des manifestants majoritairement hispaniques ont jeté des pierres, des oeufs et des bouteilles en direction d'un poste de police dans le quartier de MacArthur Park, dans le centre de Los Angeles, a décrit un photographe de l'AFP présent sur la scène.

Les protestataires arrêtés sont accusés de rassemblement illégal et refus de se disperser, a expliqué Karen Rayner, officier de police à Los Angeles (LAPD).

L'unité anti-émeute a tiré à blanc pour disperser la foule. Personne n'a été blessée, mais une personne a reçu un jet de lance-pierre, selon la police.

Environ 300 personnes avaient bloqué un carrefour plus tôt dans la soirée, et la police avait déclaré ce rassemblement illégal avant de charger.

Ces protestations se sont intensifiées après que le chef de la police Charlie Beck a déclaré mardi qu'il soutenait les officiers impliqués dans la mort par balle, dimanche, d'un Guatélamtèque qui menaçait un passant avec un couteau.

"Le suspect a porté le couteau au niveau de la tête et a avancé vers les officiers", a t-il déclaré pour expliquer que les policiers s'étaient défendus.

Le chef de la police s'exprimait au lendemain d'une première journée de protestations au cours de laquelle quatre personnes avaient été arrêtées et un policier blessé.

Dimanche, la police avait tué Manuel Jamines, un ouvrier de construction guatémaltèque de 37 ans, alors qu'il menaçait un passant avec une arme blanche et ignorait les sommations des officiers, a précisé la police.

Selon l'un des manifestants, Carlos Ortega, Manuel Jamines était saoul mais pas dangereux. "Le gars ne parlait pas bien l'anglais, il traînait juste dans le coin", a-t-il déclaré. "La police l'a couché au sol et l'a abattu", a-t-il dit.

Les échauffourées entre la police et les communautés noires ou hispaniques réveillent toujours à Los Angeles la crainte d'une flambée de violence comparable aux émeutes de 1992, pendant lesquelles une cinquantaine de personnes avaient trouvé la mort, après l'acquittement de quatre policiers qui avaient passé à tabac un chauffeur de taxi noir.
 

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