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Ouverture d'une enquête pour abus de bien sociaux contre le président Wulff

Accusé d'irrégularités au sujet de plusieurs campagnes électorales, le président allemand, Christian Wulff (à d.), est sous le coup d'une enquête ouverte jeudi par le Bundestag, à la suite de révélations parues dans la presse.

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AFP - Le parlement allemand a annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête sur le président Christian Wulff, soupçonné d'irrégularités lors de campagnes électorales antérieures à son accession à la tête de l'Etat, une épine de plus pour la chancelière Angela Merkel.

"Nous allons clarifier la situation", a déclaré à l'AFP une porte-parole du Bundestag, la chambre des députés allemands.

L'enquête a été ouverte à la suite d'un article du quotidien Leipziger Volkszeitung affirmant que Christian Wulff, à l'époque où il dirigeait le Land (Etat régional) de Basse-Saxe (nord), avait fait travailler sur plusieurs années un porte-parole d'une entreprise publique pendant ses heures de travail pour qu'il l'aide à préparer ses campagnes électorales ou celle d'un autre membre de son parti, la CDU.

Le journal cite un rapport d'activité de l'entreprise publique concernée, Stadtwerke Wolfsburg (ouest), et indique qu'une enquête a été ouverte par le parquet compétent.

Des voitures de fonction, téléphones portables et ordinateurs ont également été utilisés abusivement pour des campagnes électorales, selon le quotidien.

Un membre de l'opposition social-démocrate (SPD), Thomas Oppermann, a estimé le préjudice à 400.000 euros pour l'entreprise municipale de Wolfsburg.

La présidence n'avait pas fait de commentaire sur cette enquête en fin d'après-midi.

S'il y a bien eu abus de biens sociaux de la part de M. Wulff, l'affaire risque d'éclabousser la chancelière Angela Merkel qui a tout fait pour placer Christian Wulff aux commandes de la présidence allemande lors d'une élection remportée à grand-peine en juin.

Un an après les législatives de septembre 2009, qui l'ont reconfirmée dans son mandat, la chancelière est en position délicate à la tête d'une coalition entre conservateurs et libéraux difficiles à mettre d'accord et face à un électorat qui prend de plus en plus ses distances avec son camp, selon les sondages.

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