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Les bureaux de Mir Hossein Moussavi auraient été fouillés par les forces de sécurité

Les locaux de l'un des principaux dirigeants de l'opposition iranienne, Mir Hossein Moussavi, auraient été fouillés mercredi soir, ce qui a occasionné la saisie de matériel informatique. L'opposition dénonce une "nouvelle étape dans la répression".

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AFP - Des forces de sécurité, habillées en civil, ont pénétré mercredi soir dans les bureaux du leader de l'opposition Mir Hossein Moussavi et ont saisi du matériel informatique, a rapporté jeudi le site internet de M. Moussavi, Kaleme.com.

Ce site internet affirme que l'objectif était de museler M. Moussavi, qui s'apprête à faire un discours sur la situation économique du pays.

"La nuit dernière, des forces de sécurité ont pénétré dans les bureaux de Mir Hossein Moussavi. Ils ont fouillé les lieux et saisi du matériel", notamment "des ordinateurs", selon ce site d'opposition.

"Avec cette attaque par des forces de sécurité en civil contre les bureaux de M. Moussavi, il semble qu'une nouvelle étape dans la répression a débuté", poursuit Kaleme.com.

Le site d'opposition évoque par ailleurs l'arrestation, au cours des derniers jours, de "Mosheni", le responsable du bureau fouillé mercredi soir, et accuse des forces de sécurité de surveiller depuis plusieurs semaines les alentours, empêchant notamment les gens "d'entrer dans les locaux".

"Compte tenu des informations collectées par Kaleme, nous nous attendons à des actions plus virulentes" contre Mir Hossein Moussavi, souligne le site.

M. Moussavi est le principal opposant du président Mahmoud Ahmadinejad depuis la réélection contestée de ce dernier en juin 2009.

L'annonce du succès de M. Ahmadinejad, aux dépens notamment de M. Moussavi, avait donné lieu à plusieurs semaines de manifestations de rue, réprimées par le pouvoir iranien.

L'opposition a par la suite continué de manifester de manière sporadique contre le pouvoir conservateur, profitant notamment de commémorations du régime.

Selon Kaleme.com, la fouille de mercredi intervient au moment où le chef de l'opposition comptait s'exprimer sur la situation économique de l'Iran.

La "crise économique fait partie des sujets d'inquiétude du gouvernement (...). Ils essaient de détourner l'attention du public" en s'attaquant à MM. Moussavi et (Mehdi) Karoubi "qui essaient d'informer sur l'état du pays", affirme le site.

Ancien président réformateur du Parlement, Mehdi Karoubi est une autre figure de l'opposition, candidat malheureux de la présidentielle de juin 2009.

Début septembre, son site internet Sahamnews avait rapporté que des miliciens islamistes favorables au pouvoir avaient assiégé pendant plusieurs heures son domicile, afin de l'empêcher de participer à des rassemblements pro-palestiniens.

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime, avaient par la suite nié toute participation à l'incident.

Mehdi Karoubi, tout comme Mir Hossein Moussavi, critiquent notamment la politique économique du président Ahmadinejad ainsi que sa diplomatie.

En juillet, M. Moussavi avait dénoncé la gestion par le pouvoir du contentieux avec l'Occident sur le programme nucléaire de Téhéran.

L'Occident accuse la République islamique de chercher à se doter de la bombe atomique sous couvert de programme civil, ce que l'Iran dément.

Le 9 juin dernier, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une nouvelle résolution renforçant les sanctions internationales.

Cette résolution, la sixième condamnant l'Iran depuis 2006, a été suivie de nouvelles sanctions unilatérales décidées séparément par les Etats-Unis, l'Union européenne, l'Australie, le Canada, le Japon et la Corée du Sud.

Mardi, l'ancien président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani a joint sa voix aux critiques internes, appelant le pouvoir à "prendre au sérieux" les sanctions internationales.

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