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Goodluck Jonathan annonce sa candidature à la présidentielle sur Facebook

Le président sortant du Nigeria, Jonathan Goodluck, a confirmé qu’il serait candidat à sa succession sur Facebook. C’est la première fois qu’un président en exercice utilise le réseau social pour officialiser sa candidature.

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Jonathan Goodluck, président du Nigeria, a mis un terme à des mois de spéculations quant à ses intentions de se présenter à la prochaine élection présidentielle. Il a choisi Facebook, mercredi, pour officiellement déclarer qu’il serait candidat à sa propre succession pour l’élection prévue en 2011. Auparavant jamais ,dans le monde, un président sortant ne s’était tourné vers le célèbre réseau social pour se lancer dans une bataille électorale.

"Je veux offrir mes services au peuple nigérian, en me présentant comme candidat pour les élections présidentielles de 2011", a-t-il écrit sur sa page Facebook qui compte 213 884 fans. Dans les heures qui ont suivi l’annonce, les commentaires ont explosé pour dépasser rapidement les 4 000 réactions. La très grande majorité des internautes en a profité pour exprimer son soutien, allant de "toute ma famille votera pour vous" à "avec vous et Dieu, le Nigeria brillera".

Les États-Unis ont salué la démarche. "C’est un moyen unique pour annoncer sa candidature", a déclaré William Fitzgerald, le sous-ministre américain pour les affaires africaines, espérant qu’elle préfigure "d’un processus électoral transparent et libre".

Tensions au sein du PDP

L'Afrique est souvent pointé du doigt comme étant à la traîne sur le développement d’Internet. Des raisons économiques évidentes ralentissent, certes, l’adoption des nouvelles technologies sur le continent. Cependant, Facebook progresse tranquillement. Le Nigeria est d’ailleurs le pays subsaharien où Facebook progresse le plus vite, avec 6 % d’utilisateurs en plus chaque année. Ils étaient 1 066 260 sur 169 millions d'habitants en mars 2010, selon le site Inside Facebook.

Mais la démarche de Jonathan Goodluck n’a pas été bien accueillie par tout le monde. "Cette décision, non conventionnelle, va renforcer les tensions au sein du PDP [le Parti démocratique du peuple, le parti présidentiel]", a estimé jeudi Rolake Akinola, un analyste pour le cabinet d’étude Eurasia Group.

Le parti présidentiel – qui domine le paysage politique depuis 1989 - n’a en effet pas encore choisi son candidat. Il hésite à soutenir Jonathan Goodluck. Selon une coutume du PDP il faudrait, dans un souci d’alternance, que le prochain candidat soit un représentant du nord musulman alors que l’actuel président est un chrétien du sud du pays.

Le Parti démocratique du peuple doit lancer ses primaires le 18 octobre prochain et décider qui sera son poulain le 23 octobre. Jonathan Goodluck n’a pas précisé quelles seraient ses intentions si le PDP lui préférait un autre candidat.

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