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Benoît XVI a adouci son image lors de sa visite au Royaume-Uni

La presse britannique souligne que la visite du pape lui aura permis d'adoucir l'image de "rottweiler du Vatican" qui le précédait. Les éditorialistes estiment cependant que la route de la réconciliation avec l'Église catholique est encore longue.

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AFP - Précédé par une image de "rottweiler du Vatican" le pape Benoït XVI est apparu comme un vieux grand-père affable lors de sa visite au Royaume-Uni, ont estimé lundi les éditorialistes de la presse britannique pour qui beaucoup reste à faire cependant pour réconcilier le pays avec l'Eglise catholique.

"La visite a permis avant tout d'unifier les Catholiques et de rendre plus humain un pape qui a trop souvent été perçu comme froid, distant et autoritaire", écrit Catherine Pepinster de l'hebdomadaire catholique The Tablet.

"Le soit-disant +rottweiler+ du Vatican s'est révélé être un homme de 83 ans timide, chaleureux et frêle", ajoute-t-elle soulignant sa façon de "tout le temps saluer les gens, notamment les plus jeunes et ceux de sa génération".

Avant cette première visite d'Etat d'un pape au Royaume-Uni, Benoît XVI était considéré comme un "lointain extrémiste teuton", affirme le Times.

Il est cependant apparu sous une lumière totalement différente et ses remarques destinées à diminuer les tensions entre Anglicans et Catholiques, comme celles sur la communauté de traditions et de culture, ont joué un grand rôle dans cette transformation, estime le quotidien.

"Ratzinger le rottweiler s'est transformé en Benny le petit lapin", se félicite le Times, se référant à son nom de famille, Joseph Ratzinger.

"Nous voulons tous nous blottir contre lui et lui donner nos bébés à bénir", ajoute-t-il.

Sa visite de quatre jours dans ce pays majoritairement anglican qui l'a conduit à Edimbourg, Glasgow, Londres et Birmingham "a eu un succès beaucoup plus grand que ce que la hiérarchie catholique avait osé espérer", écrit le Daily Mail, tandis que pour The Sun "la visite pontificale s'est révélée beaucoup plus substantielle que prévue".

Malgré la satisfaction générale sur la visite - et l'étonnement de voir le pape s'en sortir aussi aisément - certains commentateurs s'interrogent cependant sur les relations à long terme entre l'Eglise catholique et le Royaume-Uni.

Selon Catherine Pepinster, le Vatican n'a pas fait les pas nécessaires pour la réconciliation avec l'aile la plus libérale de l'Eglise.

"Les gays catholiques et les femmes continueront de se demander: +comment le Vatican et le pape Benoît XVI nous considèrent et considèrent notre rôle, non dans la société, mais au sein de l'Eglise+, écrit-elle.

Le quotidien The Guardian affirme que le pape n'a pas réussi à rapprocher un tant soit peu les croyants et les athées dans une société de plus en plus laïque.

"Le rapprochement aujourd'hui ne doit pas être tellement entre les Protestants et les Catholiques qu'entre les croyants et les autres et Benoît XVI est parti sans réduire cette séparation", affirme-t-il.

Pour beaucoup en Grande-Bretagne la visite a simplement été "une curiosité anachronique"."Pour faire en sorte que son royaume spirituel et le Royaume-Uni entrent en contact, le pape aurait du s'impliquer dans les réalités actuelles et le pays aurait du l'écouter", écrit-il.

The Independent est cependant plus positif en suggérant que le séjour du pape a au moins pu attirer l'attention sur le catholicisme d'un pays qui se désintéresse largement de la religion.

"Peut-être aura-t-il quitter la Grande-Bretagne un peu plus large d'esprit qu'il ne l'avait trouvé", écrit le quotidien.

 

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