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Les militaires français sillonnent le Sahel à la recherche des otages

Dépêchés à Niamey, 80 militaires français tentent de localiser les sept otages enlevés jeudi dernier au Niger. Ce mardi, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'enlèvement du groupe, selon la chaîne qatarie Al-Jazeera.

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L’armée française poursuit ses vols au-dessus du Sahel pour tenter de localiser les sept otages enlevés jeudi dernier au Niger.

Depuis la capitale, Niamey, 80 militaires français se relaient pour effectuer des vols de reconnaissance au dessus du désert, un territoire vingt fois plus étendu que la France.

Cinq Français travaillant pour Areva plus l’épouse de l’un d’entre eux ainsi qu’un Togolais et un Malgache ont été enlevés à Arlit, un site d'exploitation d'uranium situé à 200 kilomètres de la frontière algérienne. Ils auraient ensuite été transférés au Mali, où se portent désormais l’essentiel des recherches.

"On sait que les otages se trouvent dans une zone montagneuse du nord-est du Mali, adossée à l’Algérie", affirme Serge Daniel, le correspondant de RFI à Bamako, sur l’antenne de France 24.

Aqmi revendique

L’organisation terroriste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué ce mardi l'enlèvement du groupe, selon le site Internet de la chaîne Al-Jazeera.

Un média mauritanien a publié lundi soir un communiqué d'Aqmi dans lequel l’organisation menace la Mauritanie, "agent de la France", de représailles après une opération de ses forces armées menée la semaine dernière dans le nord du Mali. En revanche, le document ne parle pas des otages.

De violents combats ont opposé, vendredi et samedi, dans la région de Tombouctou (nord-ouest du Mali) l'armée mauritanienne à des unités d'Aqmi qui, selon Nouakchott, ont fait huit morts dans les rangs de son armée et au moins douze dans ceux d'Aqmi. L’organisation terroriste a, depuis, promis de se venger.

La France est une cible privilégiée pour l’organisation terroriste, qui avait revendiqué le 25 juillet l’exécution de Michel Germaneau, un Français enlevé le 19 avril dans le nord du Niger.

"Trahison"

Un conseiller en sécurité d’Areva estime, pour sa part, que les employés de l’entreprise ont été victime d’une "trahison". Interrogé sur la radio RTL, il a assuré que les ravisseurs avaient  "bénéficié d'une excellente information au sein du groupe Areva" pour mener à bien leur opération.

De plus, la direction d'Areva au Niger avait été prévenue de la menace d'enlèvements d'expatriés dans la région d'Arlit par les autorités locales, selon "Le Monde".

Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a quant à lui affirmé que le sort des otages était "une préoccupation de tous les instants". "Je souhaite très franchement que nos compatriotes puissent revenir le plus rapidement possible. Cela impose que nous mettions tout en œuvre pour cela et c'est ce que nous faisons", a-t-il ajouté.

La France a demandé à tous ses ressortissants d’évacuer la zone d’Arlit.

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