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ÉQUATEUR

Le président Rafael Correa proroge l'état d'urgence jusqu'à vendredi

Texte par : Dépêche
2 mn

La violente contestation policière de la semaine dernière a entraîné la prolongation de l'état d'urgence dans le pays jusqu'à vendredi - alors qu'elle arrivait à échéance mardi - afin de garantir au maximum la sécurité du pays.

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AFP - Le président de l'Equateur, Rafael Correa, a émis un décret pour proroger jusqu'à vendredi l'état d'urgence déclaré en raison de la rébellion policière de jeudi dernier, qui arrivait normalement à échéance ce mardi.

"Il est nécessaire de renouveler l'état d'urgence décrété le 30 septembre 2010 pour garantir la sécurité des députés avec l'intervention des forces armées", déclare le président dans ce document.

Lundi, le secrétaire juridique de la présidence, Alexis Mera, avait écarté toute prorogation de cette mesure, car il avait jugé que le pays "retrouve le calme lentement".

Jeudi, des centaines de policiers avaient investi des commissariats et le Congrès pour protester contre une loi supprimant certaines primes à l'ancienneté. Ils avaient même "séquestré" le président pendant plusieurs heures dans un hôpital de Quito, selon les mots de Correa.

Ce dernier avait été libéré au terme d'une opération militaire qui avait fait au moins quatre morts. Le bilan total des violences dans l'ensemble du pays est de dix morts et 274 blessés.

Le président avait dénoncé une "tentative de coup d'Etat", orchestrée par certains secteurs de l'opposition.

Ses alliés bolivien et vénézuélien, Evo Morales et Hugo Chavez, ont également accusé Washington d'être derrière ces événements, ce qu'a rejeté la Maison Blanche.

Mardi, le ministre équatorien des Affaires étrangères Ricardo Patino a également dédouané le président américain Barack Obama.

"Je crois fermement que monsieur Obama n'a rien eu à voir avec cela. J'ai espoir et confiance que ses principales autorités non plus", a déclaré mardi Patino.

"Je ne peux pas dire la même chose des groupes de pouvoir qui existent aux Etats-Unis et ne sont pas contrôlés par le gouvernement", a-t-il ajouté, sans donner de noms mais en évoquant les "coups d'Etat, invasions, assassinats" fomentés par de tels groupes "en Amérique latine et dans le monde".
 

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