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FRANCE

L'Assemblée achève l'examen du projet de loi Besson sur l'immigration

Texte par : Dépêche
2 min

Les députés ont achevé l'examen du texte controversé d'Éric Besson sur l'immigration et doivent se prononcer le 12 octobre. Parmi les mesures phares les plus contestées, l'extension de la déchéance de nationalité pour le meurtre de policiers.

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AFP - L'Assemblée nationale devait achever jeudi après-midi l'examen du projet de loi sur l'immigration, qui a repris dans une ambiance extrêmement tendue, la gauche ne disposant quasiment plus de temps de parole pour la quarantaine d'articles restants.

La séance a repris par une intervention à la tribune du patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault. Il a dénoncé une nouvelle fois le "temps programmé" limitant la durée des débats dans l'hémicycle, qualifié de "temps guillotine".

Ironisant sur les "16 secondes" dont disposaient encore les socialistes à 15H00, il a parlé d'un "voyage au bout de l'absurde": "aujourd'hui, la vérité, c'est qu'il n'est plus possible dans notre assemblée de conduire un débat au fond sur l'ensemble d'un texte", a affirmé M. Ayrault.

Le député-maire de Nantes s'est également ému de l'éventuelle existence d'un "fichier ethnique, illégal et non déclaré" de la gendarmerie sur les Roms et les gens du voyage, niée par le gouvernement.

"Nous n'en n'avons pas fini avec les fichiers illégaux. Allons-nous enfin revenir aux fondamentaux de la République ?", a-t-il lancé.

Ensuite, pendant une heure, à l'occasion de multiples rappels au règlement, les échanges se sont transformés en une partie de ping-pong entre la gauche et le ministre de l'Immigration, Eric Besson, avec des attaques aigres-douces.

M. Ayrault a renvoyé l'ancien lieutenant de Ségolène Royal à ses "transgressions". M. Besson, lui, l'accusait de s'opposer à Paris aux expulsions de Roms alors qu'à Nantes, il a réclamé "le démantèlement" d'un campement illégal de gens du voyage.

"J'assume d'avoir quitté un parti qui est totalement dans le déni de réalité", a ajouté le ministre en dénonçant tout parallèle avec "un fait de collaboration".

L'Assemblée a, en milieu d'après-midi et en l'absence de la gauche, approuvé une mesure voulue par le gouvernement et stipulant qu'un étranger, européen ou non, présent depuis plus de trois mois, mais moins de trois ans, sur le territoire français, pourra être reconduit à la frontière en cas de "menaces à l'ordre public" notamment pour des infractions de vols, de mendicité agressive ou encore dans le cas d'occupation illégale d'un terrain public ou privé.

Le débat devait ensuite porter sur l'Aide médicale d'Etat (AME), destinée aux étrangers les plus démunis, sans titre de séjour. Plusieurs députés UMP veulent limiter fortement ce dispositif.

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