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La Bourse de Chicago permet de spéculer sur la pluie

À partir du 1er novembre, la Bourse de Chicago va permettre de spéculer sur la pluie. Une initiative originale qui n'est que la dernière en date dans le catalogue des produits étranges sur lesquels les traders peuvent parier.

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Les traders vont littéralement pouvoir faire pleuvoir des dollars. À partir du 31 octobre, la Bourse de Chicago permettra de spéculer sur la pluie. Plus exactement, il sera possible de parier sur la hausse ou la baisse des précipitations dans neuf grandes villes aux États-Unis (comme New York, Chicago, Portland ou encore Detroit).

Cette place boursière – la deuxième plus grande des États-Unis en ce qui concerne les contrats à terme – justifie ce choix surprenant par les risques accrus des variations climatiques. "Un grand nombre d’industries, de l’agroalimentaire au divertissement, dépend des conditions météorologiques", explique Tim Andriesen, directeur des investissements alternatifs à la bourse de Chicago.

Des contrats sont établis en fonction des prévisions de pluie, sur une certaine période, à un terme donné. Plus il y aura de précipitations, plus le contrat se vendra cher.  De leurs côtés, les investisseurs et boursicoteurs de tout poil peuvent parier sur une hausse ou une baisse des intempéries, entre le moment où le contrat est émis et celui où il arrive à échéance. Si l’objet du contrat sort de l’ordinaire, la spéculation, elle, reste donc la même que pour n’importe quel produit financier.

Spéculer sur le chômage

La bourse de Chicago n’en est pas à son coup d’essai météorologique. La pluie viendra en fait boucler la boucle de son offre climatique. Jusqu’à présent, il était déjà possible de spéculer sur les ouragans, les chutes de neige et le gel.

Mais les averses et autres phénomènes climatiques ne sont pas les seuls produits insolites prisés des spéculateurs. Les routes commerciales, notamment le prix du transport de frêt par bateau, sont déjà depuis quelques temps présentes sur certains marchés de contrat à terme.

La possibilité de spéculer sur la réussite ou non d’un film a même fait l’objet d’un amendement à la réforme du système financier américain en juin dernier. Le texte final interdit ce genre de spéculation, alors que la commission américaine pour les produits financiers l’avait autorisé quelques semaines auparavant…

Enfin, à la Bourse de Chicago, il est également possible de parier sur les variations mensuelles du taux de chômage aux États-Unis… Une statistique particulièrement sensible en ces temps de crise, que la place financière a rangé pudiquement sous l’appellation "événement économique".

Crédit photo : angee09 (sur Flickr)

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