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BRÉSIL

Les deux candidats concluent leur campagne à Belo Horizante

Texte par : Dépêche
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3 min

À la veille du scrutin, Dilma Rousseff, dauphine du président sortant Lula, et son rival social-démocrate José Serra ont tous deux achevé leur campagne présidentielle de second tour à Belo Horizonte, ville-clé de la bataille électorale.

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AFP - A la veille du second tour de la présidentielle au Brésil, Dilma Rousseff, la dauphine du président Luiz Inacio Lula da Silva, et son rival social-démocrate José Serra ont concentré leurs derniers efforts dans la même ville, Belo Horizonte, capitale du Minas Gerais et Etat clé de la bataille électorale.

La candidate du Parti des Travailleurs (PT, gauche) de Lula a participé à un cortège en voiture décapotable dans le quartier populaire de Venda Nova, dans la banlieue de Belo Horizonte.

"Olé Olé Olé Ola, Dilma! Dilma!, criaient militants et sympathisants enthousiastes sur le passage de la jeep rouge de Dilma revêtue elle-même d'un chemisier rouge et portant une casquette blanche aux couleurs de son parti.

Beaucoup d'entre eux agitaient des grands drapeaux rouges à l'étoile blanche du PT.

Dilma, comme l'appellent simplement les Brésiliens, a exhorté la foule a être "confiante" en la victoire dimanche.

"J'espère le meilleur résultat possible. Je crois qu'elle va gagner avec 60% des voix", a déclaré à l'AFP Gislaine Carmo, 23 ans.

Au même moment, M. Serra parcourait également en voiture décapotable, les rues du centre de la capitale du Minas Gerais, le deuxième collège électoral du pays qui compte 14,5 millions d'électeurs, un poids crucial dans le scrutin.

L'ancien gouverneur de Sao Paulo était accompagné de l'ex-gouverneur social-démocrate du Minas Gerais, Aecio Neves, et du gouverneur réelu, Antonio Anastasia, ainsi que de l'ancien président brésilien Itamar Franco (1992-95).

A la fin du cortège M. Serra, qui est devancé de 12 à 14 points par la dauphine de Lula dans les derniers sondages, a pris un bain de foule.

"J'espère que nous allons renverser la tendance. Nous ne voulons plus jamais le PT au pouvoir", a déclaré Milton à l'AFP, un miltant du PSDB.

"En cas de victoire, je vais travailler pour un Brésil uni (...) pour tous les Brésiliens sans exception", a assuré quant à elle Dilma Rousseff qui est née dans le Minas Gerais.

Elle a souligné qu'elle maintiendrait une "étroite relation" avec Lula qui l'a soutenue pendant toute la campagne.

"A chaque fois que je le pourrai je serai en contact avec lui et personne ne pourra nous séparer car notre relation est intime et forte", a assuré Dilma Rousseff.

Elle a rappelé que la campagne électorale avait été "souvent difficile" et qu'elle avait fait l'objet de calomnies sur internet, par téléphone et dans des tracts". Mais elle a juré qu'elle "n'en gardait pas de rancoeur".

Une controverse sur l'avortement et le mariage gay a coûté des millions de voix à Dilma Rousseff au premier tour le 3 octobre, au profit de la candidate écologiste et fervente évangéliste, Marina Siva.

"C'est ici à Belo Horizonte que j'ai participé aux premières manifestations à l'époque de la dictature (1964-85). Belo Horizonte est un lieu de référence politique pour moi. C'est ici que j'ai commencé ma vie politique", avait expliqué Mme Rousseff à la presse, avant le départ du cortège.

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