TURQUIE

Le kamikaze d'Istanbul serait identifié comme un membre du PKK

Bien que le PKK ait démenti toute implication dans l'attentat-suicide qui a fait 32 blessés dimanche à Istanbul, les autorités ont affirmé, ce mardi, que l'auteur de l'attaque serait un Kurde ayant rejoint les rangs des rebelles en 2004.

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AFP - Le gouvernorat d'Istanbul a affirmé mardi dans un communiqué que l'auteur de l'attentat-suicide qui a fait 32 blessés dimanche dans le centre de la ville était un Kurde de 24 ans qui avait rejoint les rangs des rebelles kurdes en 2004, a rapporté l'agence de presse Anatolie.

L'enquête a permis d'identifier l'auteur de l'attaque, qui visait des policiers de faction des forces antiémeutes, comme étant Vedat Acar, un jeune homme né à Gürpinar, dans la province de Van (est), qui avait rejoint le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes) six ans plus tôt, a indiqué Anatolie.

Les déclarations des autorités turques interviennent alors que les rebelles ont démenti lundi toute implication dans l'attentat, qui a notamment fait 15 blessés, des policiers, et ont annoncé une prolongation de la trêve qu'ils avaient décrétée en août jusqu'aux prochaines élections législatives, prévues en juin.

La fin de la trêve a coïncidé dimanche avec l'attentat d'Istanbul.

La police de cette ville a identifié les proches du kamikaze et procédé à l'arrestation de sept suspects dans différents quartiers, tous des membres du PKK, écrit Anatolie.

La chaîne d'information télévisée NTV a pour sa part rapporté que l'auteur de l'attentat avait pénétré en Turquie trois mois plus tôt en provenance d'Irak par le poste-frontière de Habur (sud-est).

Les rebelles du PKK disposent de camps dans les montagnes du nord de l'Irak, à partir desquels ils déclenchent des attaques contre les forces de sécurité dans le sud-est anatolien, peuplé en majorité de Kurdes.

Ankara s'est récemment engagé dans des efforts discrets et prudents de dialogue avec les Kurdes pour convaincre le PKK, considéré comme une organisation terroriste par la Turquie et de nombreux autres pays, de mettre un terme à un conflit qui a fait plus de 45.000 morts en 26 ans, selon l'armée.

Dans un entretien publié jeudi par le quotidien turc Radikal, le chef militaire du PKK, Murat Karayilan, avait assuré que les rebelles s'engageraient à épargner les civils et à poursuivre sans limitation de temps leur cessez-le-feu unilatéral si le gouvernement turc acceptait le dialogue.

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