CHAMPIONNATS DU MONDE D'ESCRIME

À domicile, les escrimeurs français espèrent revenir sur le devant de la scène

Pour la première fois depuis 2001, la France accueille les championnats du monde d’escrime. Sous la splendide verrière du Grand Palais, à Paris, la Fédération française vise quatre à six médailles.

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À l'occasion des championnats du monde d'escrime qui se déroulent à Paris du 4 au 13 novembre, la France entend tirer profit de l'avantage de combattre à domicile pour redonner ses lettres de noblesse à l'escrime tricolore. Si, historiquement, cette discipline est une grande pourvoyeuse de médailles françaises tant aux championnats du monde qu'aux Jeux olympiques, la France a en effet perdu du terrain ces dernières années face à ses vieilles rivales que sont l'Italie et la Russie.

Les équipes pourvoyeuses de médailles tricolores

Ce sont les épreuves par équipe qui devraient apporter, cette fois encore, le plus de médailles à la France. L’équipe d’épéistes hommes (composée de Gauthier Grumier, Jérôme Jeannet, Jean-Michel Lucenay, Ulrich Robeiri), championne du monde et championne olympique depuis 2004, sera la plus attendue sous la verrière du Grand Palais. Chez les dames, les Françaises pourront se venger des Hongroises qui leur avaient ravi leur titre européen en juillet dernier.

En individuel, le dernier sacre tricolore remonte, chez les dames, à l'année 2005. Anne-Lise Touya l'avait alors emporté au sabre. Côté masculin, il faut chercher encore plus loin et revenir à la victoire de Fabrice Jeannet à l'épée, en 2003 (tous deux ont aujourd'hui pris leur retraite sportive).

Cette fois encore, il faudra miser sur la "guêpe Flessel". Toujours en lice pour les JO de Londres, en 2012, pour "faire plaisir à [sa] fille", Laura Flessel-Colovic, 39 ans, fait toujours figure de leader chez les épéistes françaises, tant en équipe qu’en individuel. Chez les garçons, Gauthier Grumier voudra confirmer son statut de numéro 2 mondial.

"Avec le drapeau au-dessus de la tête et la Marseillaise !"

Cependant, l’escrime réserve toujours son lot de surprises. Lors des JO de 2008, Nicolas Lopez avait décroché l’argent au sabre. Chez les dames, Carole Vergne (sabre) s’était, elle, distinguée aux Mondiaux de 2009 en décrochant l'argent en individuel, et Boladé Apithy (sabre) était reparti avec une médaille de bronze, cet été, des championnats d’Europe.

"L'objectif est de quatre à six médailles, ce qui n'a rien d'original quand on a 12 épreuves. Il y a, certes, un objectif de médailles, qui reste aléatoire car la marge entre une première et une quatrième place est infime, mais il y a aussi l'objectif d'être sur le podium du classement des nations", explique Éric Srecki, ancienne gloire de l'épée française aujourd'hui directeur technique national. Mais la pensée de voir ses protégés s’imposer dans ce décor flamboyant de 1900 le ravi déjà. "Ce serait une bonne idée de gagner là, avec le drapeau au-dessus de la tête et la Marseillaise !"

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