PRÉSIDENTIELLE GUINÉENNE

Le camp de Diallo conteste le scrutin dans deux villes de Haute-Guinée

Alors que les résultats définitifs de la présidentielle guinéenne sont attendus pour la fin de la semaine, le candidat de l'UFDG a porté plainte auprès de la Céni contre des partisans de son adversaire Alpha Condé accusés de fraudes.

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La tension monte en Guinée dans l'attente de la publication des résultats du second tour de l’élection présidentielle. Mercredi, Cellou Dalein Diallo, candidat de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), a demandé l’annulation du scrutin dans deux circonscriptions de Haute Guinée. Celui-ci a porté plainte contre des partisans de son adversaire, Alpha Condé, qu’il accuse d’avoir voté à plusieurs reprises, auprès de la commission électorale nationale indépendante (Céni).

"Pour que ces élections soient crédibles, nous demandons aujourd'hui d’annuler  [les votes dans les circonscriptions de Siguiri et de Kouroussa], a déclaré Faya Milimono, porte-parole de l'Alliance Cellou Dalein Diallo au micro de France 24. Nous n'avons pas pu assister aux opérations de vote dans ces endroits. Certains ont voté avec des simples carte d'identité nationale ou des ordres de mission." 

Le camp d’Alpha Condé, leader du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), s’étonne, lui, de ces accusations et dénonce une manœuvre politique. "Nous considérons qu'il s'agit seulement de manœuvres de désespoir, peut-être pour essayer de faire annuler ce qu'on ne peut pas annuler", répond  François Fall, porte-parole du l'opposant historique à Sékou Touré et Lansana Conté.

Des incidents redoutés

Pour l’heure, les résultats partiels accordent une avance confortable à Cellou Dalein Diallo. Après dépouillement de plus d’un tiers des bulletins, le candidat de l'UFDG recueille près de 60 % des suffrages, selon des résultats annoncés par la Céni. Mercredi, la circulation de résultats officieux dans les rues de Conakry, la capitale, ont provoqué des bagarres.

Des incidents que redoute le général Ibrahim Baldé, qui dirige les forces en charge de la sécurité du scrutin. Craignant des violences, il a exhorté les candidats à ne pas contester le verdict des urnes. "Ils doivent comprendre qu’ils ont la responsabilité d’accepter le résultat et, pour le perdant, d’accepter sa défaite de bonne grâce", a-t-il déclaré.  

Les quatre mois de l’entre-deux-tours en Guinée ont été marqués par de violentes tensions ethniques entre Peuls et Malinkés, les ethnies dont sont respectivement issus Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé.

 

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