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Paris lance les premiers "États généraux de la nuit"

Soucieux de redorer l'image de la Ville lumière souvent qualifiée de "belle endormie", le maire de Paris, Bertrand Delanoë, organise jusqu'à samedi les premiers "États généraux de la nuit" afin de réconcilier fêtards et dormeurs.

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C’est une première victoire pour les noctambules. À la demande de l'association Technopol, la mairie de Paris organise ce week-end les premiers États généraux de la nuit parisienne pour tenter d’éviter que la capitale française ne devienne la "capitale européenne du sommeil".

L’an dernier, 16 000 acteurs du monde de la nuit avaient signé la pétition "Quand la nuit se meurt en silence" pour exposer les difficultés des établissements à cohabiter en bonne intelligence avec des riverains de plus en plus excédés par le bruit.

Les fêtards fustigent l'arsenal réglementaire "aberrant et contradictoire" qui régit aujourd’hui leurs activités. "Nous vivons suspendus à un risque de fermeture administrative", expliquait, au quotidien "Le Monde", Renaud Barillet, directeur de La Bellevilloise, un café-concert du XXe arrondissement de Paris, au moment du lancement de la pétition.

"Il y a des gens qui ont besoin de la nuit pour dormir, d'autres qui veulent utiliser la nuit pour faire la fête, tandis que des gens travaillent tout simplement la nuit. Il ne s'agit pas d'opposer les légitimités les unes aux autres. Il s'agit d'organiser le ‘vivre ensemble’ de ces différentes nuits", nuance aujourd’hui Mao Péninou, adjoint au maire de Paris, maître d'œuvre de ces premiers États généraux des nuits parisiennes.

Des clowns anti-bruits

Objectif de la mairie : éviter que Paris ne devienne une "ville-musée" et que les fêtards ne désertent la capitale française pour Londres, Berlin ou Barcelone. Et il y a urgence. En 2009, pas moins de 119 établissements ont été provisoirement fermés pour "tapage avec musique amplifiée" et "atteintes à la tranquillité publique constituées par des éclats de voix et des rires", selon les chiffres de la préfecture de police. La législation anti-tabac qui pousse les fumeurs sur les trottoirs est passée par là…

Vendredi, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a dévoilé ses premières pistes de réflexion. Tout d’abord, des mimes ou des clowns sillonneront les rues les plus animées de la capitale pour inciter, sur le mode de l’humour, les fumeurs à baisser d’un ton lorsqu’ils sortent d’un établissement.

La mairie compte aussi mettre la main à la poche pour aider les bars musicaux à investir dans du matériel destiné à une meilleure insonorisation. Enfin, Bertrand Delanoë souhaiterait que les bars et discothèques s’établissent désormais dans des zones sans riverains, à l’image du Showcase, situé sur les quais de Seine, dans un pilier du pont Alexandre-III.

Suffisant pour réconcilier les 600 000 Parisiens noctambules et les 2,2 millions de dormeurs ? La nuit parisienne reste en effet un vrai casse-tête. "Les Parisiens sont exigeants et parfois capricieux : le soir où on ne sort pas, on ne veut plus de bruit en bas de chez soi à 20 heures, avec couvre-feu de préférence. Mais, le soir où on veut sortir, il faut qu'il puisse y avoir du bruit jusqu'à 5 heures du matin !" a souligné Bertrand Delanoë, vendredi, en exposant ses idées.

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