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LITTÉRATURE

Tim Burton et son cadavre exquis sur Twitter

Appel à contribution pour les fans de l’univers de Tim Burton : donner une suite aux aventures du "garçon tache", le Stainboy, personnage créé en 1997 par le cinéaste. Toutes les propositions sont permises, jusqu’au 6 décembre, sur Twitter.

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Of all the super heroes,
The strangest one by far,
Doesn't have a special power,
Or drive a fancy car.

(Traduction possible) :
De tous les super héros
Celui le plus bizarre, de loin,
N’a ni super pouvoirs
Ni voiture de stars

Ainsi commence le poème "Stain Boy" (le garçon tache), dont le destin est à présent entre les mains des utilisateurs de Twitter. Sa première apparition date de 1997, dans le recueil de courts poèmes, "La triste fin du petit enfant huître et autres histoires", rédigé par Burton. Trois ans plus tard, le héros passait du papier à Youtube : une série de six épisodes de crayonnés du Stain Boy, avec musique furieuse et bruitages gores.

Le poète-cinéaste aime décidément batifoler sur le web. Il a lancé depuis une semaine un "cadavre exquis" sur Twitter. L’endroit idéal pour avoir des réponses forcément courtes – 140 signes maximum – et réactives. Voici le premier tweet qui lance les festivités :

Stainboy, using his obvious expertise, was called in to investigate mysterious glowing goo on the gallery floor.

Tim Burton

Les utilisateurs de Twitter font marcher leur imagination et la plupart collent à la verve burtonnienne, mêlant langage d’enfant et détails grinçants. Certains font avancer l’action ; d’autres la font piaffer. Quelques internautes jouent le jeu en terminant leur proposition d’un "et" ou d’un "quand" énigmatiques, qui ouvrent toutes les possibilités de suite. C’est le principe du cadavre exquis. Sauf que les règles du jeu hérité des surréalistes ne sont pas exactement respectées : on peut lire ce qu’il y a avant, et Tim Burton (ou quelqu’un de son équipe) choisit et ordonne les meilleures contributions pour former un ensemble (plus ou moins) cohérent.

Dans les derniers tweets disponibles à cette heure, le "goo" (la substance gluante) livrait un passage vers un lieu étrange, qui ferait un peu penser au début des aventures de la jeune Alice dans le livre de Lewis Carroll, adapté au cinéma par Tim Burton.

Le but de l’opération ? Il n’est pas très clair. Le cinéaste a-t-il réellement l’intention de publier la "nouvelle" qui sortira de ce cadavre exquis, ou même s’en servira-t-il comme scénario? Qui sait si ce n'est pas simplement pour faire parler de lui et de l’exposition organisée à Toronto, au musée TIFF, après avoir connu un réel succès à New York, au Moma.

"Tant pis si cette histoire n’est jamais publiée". Steve Seager, un expert en communication web aux Pays-Bas, s’est lui aussi pris au jeu de cet "échange" avec l’un de ses artistes préférés. "Personnellement, je préfèrerais même que toutes ces contributions vivent leur propre vie, et que l’histoire soit fragmentée en des centaines de différents scénarios possibles".

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