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Le plan d'aide à l'Irlande devrait être annoncé dimanche

85 milliards d'euros pourraient être débloqués par l'Union européenne et le FMI pour aider le gouvernement et le secteur financier irlandais. L'accord devrait être approuvé par les ministres des Finances et officialisé dimanche.

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REUTERS - Un accord sur une aide financière de l’Union européenne et du Fonds monétaire international à l’Irlande doit être annoncé dimanche, à l’issue d’une téléconférence des ministres des Finances de la zone euro, ont indiqué vendredi plusieurs sources proches des négociations.

Cette aide consistera en une enveloppe financière globale de 85 milliards d’euros, dont 35 destinés à l’assainissement du secteur financier et 50 au gouvernement irlandais, dont les déficits et la dette ont explosé sous l’effet du soutien apporté aux principales banques du pays, ont-elles ajouté.

« Il est assez probable que l’accord sera annoncé dimanche », a dit une de ces sources, dont les propos ont été confirmés par un autre responsable.

« Le scénario auquel on s’attend est que les ministres approuvent le paquet et donnent leur feu vert général au programme, les mesures légales étant prises par l’Ecofin. Dimanche, cela devrait être la décision sur la substance », a précisé cette source.

La contribution des différents bailleurs de ce plan - Fonds européen de stabilité financière (FESF), Mécanisme européen de stabilité financière (MESF) et FMI - n’a pas encore été arrêtée. La décision devrait revenir aux ministres des Finances.

« La part du FMI devrait être quelque chose aux alentours de 20 milliards d’euros », a poursuivi cette source qui a ajouté que la part allouée à chaque banque n’était pas non plus déterminée avec précision et serait versée au fil du temps.

Le porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a refusé de confirmer ces informations et a indiqué que les discussions se poursuivaient.

« Les discussions sont en cours et ne sont pas finalisées, elles continuent », a-t-il déclaré lors d’un point de presse.

« Lorsque ces discussions aboutiront, l’Eurogroupe devra être convoqué pour se prononcer (...) mais nous n’allons pas bâcler un accord », a-t-il insisté.

Pas de pression sur le Portugal

Une mission de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international a été dépêchée en Irlande il y a dix jours afin de négocier les termes d’un plan de soutien.

Le gouvernement irlandais a présenté mercredi un ambitieux programme d’austérité budgétaire visant à économiser 15 milliards d’euros sur quatre ans qui doit lui permettre de redresser ses finances.

Ce programme, échelonné sur quatre ans, prévoit des milliers de suppressions de postes dans la fonction publique, une hausse graduelle de la TVA et des économies sur les aides sociales, mais laisse intacte l’avantageuse fiscalité des entreprises, avec un taux de l’impôt sur les sociétés de 12,5%, que la France ou l’Allemagne ont dit vouloir être relevé.

Par ailleurs, ces sources ont indiqué que le Portugal ne faisait pas l’objet de pressions pour solliciter à son tour une aide financière et que, si la crainte d’une contagion à d’autres pays fragilisés est réelle, Lisbonne est en mesure d’éviter un plan de sauvetage en mettant en oeuvre des réformes structurelles et des mesures de consolidation.

Le Portugal a démenti vendredi un article du Financial Times Deutschland selon lequel la majorité des pays de la zone euro et la BCE le pressaient de solliciter une aide internationale.

“Je ne parlerais pas de pressions. Nous ne discutons pas du tout du Portugal pour le moment”, a dit l’une des sources.

“Ce que nous aimerions voir, c’est plus de détails sur comment les objectifs seront atteints et, si quelque chose arrive, ce qu’ils ont dans leur chapeau pour calmer les marchés », a-t-elle ajouté.

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