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Les chrétiens jugés pour ouverture illégale d'un lieu de culte risquent un an de prison

Quatre Algériens convertis au christianisme et accusés d'avoir ouvert un temple protestant en Kabylie sans l'autorisation des autorités ont été jugés, ce dimanche. Un an de prison a été requis à leur encontre. Le verdict sera prononcé le 12 décembre.

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AFP - L'accusation a requis dimanche un an de prison au tribunal correctionnel de Larbaâ Nath Irathen, en Kabylie (est) contre quatre Algériens convertis au christianisme, jugés pour ouverture illégale d'un lieu de culte, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Les prévenus connaîtront leur verdict le 12 décembre", a précisé leur avocat Me Mohamed BenBelkacem

"Le procès s'est déroulé dans de bonnes conditions. Le procureur a requis un an de prison contre chacun des prévenus, soit le minimum de la peine prévue par la loi", a-t-il précisé.

Les prévenus, qui ont entre 35 et 45 ans, sont accusés d'avoir ouvert un temple protestant dans une localité proche de Larbaâ Nath Irathen, dans la région de Tizi Ouzou sans avoir obtenu au préalable une autorisation des autorités.

Des charges supplémentaires d'hébergement illégal d'un étranger ont été également retenues contre l'un d'eux, poursuivi également pour avoir hébergé sans autorisation un pasteur français venu en Algérie pour donner une conférence devant les membres de la communauté chrétienne de cette région, selon l'avocat de la défense.

L'exercice d'un culte en Algérie - musulman on non musulman - est conditionné à l'obtention d'un agrément fixant le lieu du culte et d'un autre désignant le prédicateur, en vertu d'une loi de février 2006.

Plusieurs procès ont été intentés ces derniers mois contre des Algériens pour "atteinte aux préceptes de l'islam" notamment contre des convertis au christianisme.

Huit musulmans non jeûneurs du ramadan avaient été relaxés le 8 novembre par le tribunal correctionnel d'Akbou, dans la région de Béjaïa (250 km à l'est d'Alger), en Kabylie.

Deux chrétiens non jeûneurs avaient été également relaxés le 5 octobre à Ain el Hammam, en Kabylie.

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a déclaré le 21 octobre devant l'Assemblée nationale que la liberté de culte sera "toujours garantie" en Algérie, où l'islam est religion d'Etat.

Les chrétiens d'Algérie -en majorité catholiques- comptent quelque 11.000 personnes, toutes obédiences confondues, selon le ministère des Affaires religieuses.

L'Algérie compte plus de 35 millions d'habitants, dont la quasi-totalité se réclament de l'islam.

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