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Lula laisse le soin à Dilma Rousseff de se prononcer sur l'achat du Rafale

Le président Lula, qui quittera le pouvoir le 1er janvier, ne souhaite pas prendre la décision d'acheter le chasseur français avant de quitter le pouvoir et préfère en laisser le soin à son successeur.

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AFP - Le président sortant brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a dit qu'il n'allait pas "conclure un accord" avec la France sur l'acquisition d'avions de chasse Rafale avant de quitter le pouvoir le 1er janvier 2011, dans une interview citée par l'agence officielle Agencia Brasil.

La décision sur l'achat d'avions de combat multirôles est "un héritage très lourd, un héritage à long terme pour le Brésil. Je pourrais signer et faire un accord avec la France, mais je ne le ferai pas", a dit Lula dans une interview à TV Brasil dont l'agence officielle a publié un extrait.

Lula doit transmettre le pouvoir le 1er janvier à la présidente élue Dilma Rousseff.

L'avion Rafale du constructeur français Dassault, encore jamais vendu à l'étranger, est en lice avec le F/A-18 Super Hornet de l'américain Boeing et le Gripen NG du suédois Saab pour emporter ce marché estimé entre 4 et 7 milliards de dollars.

Jusqu'à présent, Lula avait toujours déclaré qu'il prendrait la décision avant de quitter la présidence, après avoir consulté Dilma Rousseff.

Celle-ci s'est entretenue pendant plus de deux heures lundi avec le ministre de la Défense Nelson Jobim.

Le Rafale, en dépit de son prix plus élevé, fait depuis longtemps figure de favori en raison du transfert de technologie "sans restrictions" promis par le président français Nicolas Sarkozy.

Lula a toujours insisté sur le caractère politique de cette décision, soulignant que le Brésil ne voulait pas seulement acheter un avion mais aussi une technologie pour lui permettre de construire son propre appareil et de le vendre à ses voisins latino-américains.

Selon un câble diplomatique américain confidentiel de novembre 2009, diffusé par le site WikiLeaks et cité dimanche par le journal français Le Monde, la France s'est dite prête à céder les codes informatiques du Rafale, soit le coeur de l'avionique de l'appareil.

Selon un autre document de WikiLeaks, le chef de l'armée de l'air brésilienne, le général Juniti Saito, a dit à des officiels américains qu'il estimait "que, d'un point de vue technique, il ne faisait aucun doute que le F18 était le meilleur avion".

Lula et Nicolas Sarkozy avaient annoncé en septembre 2009 que le Brésil avait décidé de mener des négociations exclusives avec Dassault mais le gouvernement brésilien avait ensuite reculé et annoncé que la compétition était encore ouverte.

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