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"Insurance.aes256", l'assurance-vie de Julian Assange

Gigantesque fichier informatique de 1,39 Go, "Insurance.aes256" contiendrait des révélations explosives que WikiLeaks promet de diffuser s’il arrive quelque chose au célèbre fondateur du site, toujours emprisonné à Londres.

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Alors que la justice britannique a ordonné, mardi, la remise en liberté sous caution de Julian Assange, un document qui circule sur la Toile attire de plus en plus l’attention.

Il s’agit d’un fichier baptisé "insurance.aes256", disponible depuis le mois de juillet sur les réseaux d’échange de fichiers Torrent, qui apparaît comme la dernière bouée de secours du fondateur de WikiLeaks. Cette "assurance-vie" contiendrait le - ou les - ultime(s) secret(s) susceptible(s) d’empêcher les opposants au célèbre site de s’en prendre à l’intégrité physique de son fondateur.

S’il arrive malheur à l’organisation ou à son représentant le plus exposé médiatiquement, WikiLeaks a en effet promis de rendre public la clef permettant de déchiffrer le document, dont Julian Assange a lui-même confirmé l’importance lors d’un entretien à la chaîne américaine Democracy Now! : "Ça vaut le coup d’assurer au maximum les plus importants moments de l’Histoire récente afin qu’ils ne disparaissent pas".

"Insurance.aes256" pèse 1,39 Go. "C’est immense s’il ne s’agit que de texte. Il y a donc des chances que le document contienne également des images et d’autres éléments multimédia", estime Laurent Heslaut, directeur des technologies de sécurité au sein de la société américaine Symantec.

3x1051 années

Le contenu de cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des détracteurs de Julian Assange attise forcément la curiosité des internautes qui ne cessent d’échafauder des hypothèses à son propos. Les petits secrets de la prison de Guantanamo ou encore des révélations sur les dessous de la crise économique reviennent fréquemment. Le plus probable est, toutefois, qu’"insurance.aes256" contienne tous les documents conservés par WikiLeaks dans lesquels figurent les noms des personnes qui avaient été expurgés pour ne pas mettre leur vie en péril.

Reste que pour en prendre connaissance, il faudrait parvenir à lire le fichier. Or, celui-ci est protégé par une clef longue de 256 bits dont la méthode de cryptage est également utilisée - ironie de l’histoire - par la Nasa pour ses dossiers classés "Top Secret"…

"Il faudrait, a priori, 3x1051 années à une armée d’ordinateurs pour pouvoir déchiffrer ce code" considéré actuellement comme l’une des protections informatiques les plus sûres, explique Renaud Bidou, directeur technique de la société française de sécurité informatique Deny All. À moins que, comme au Loto, un énorme coup de chance permette de trouver du premier coup le numéro gagnant…

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