WIKILEAKS

Julian Assange libéré sous conditions après versement d'une caution

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Suite à une décision de la Haute Cour de justice de Londres, le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a été libéré jeudi soir après le versement d'une caution. Il était détenu depuis le 7 décembre dans le cadre d'une affaire d'agression sexuelle.

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L’annonce a un petit air de déjà vu. Pour la deuxième fois en moins d’une semaine, un juge britannique a ordonné la libération sous caution de Julian Assange. En appel, le juge Duncan Ouseley a ainsi confirmé la décision prise par un tribunal londonien, en première instance.

Figure emblématique du site WikiLeaks, l’Australien avait en effet obtenu, mardi, sa remise en liberté sous caution du tribunal de Westminster. Incarcéré depuis le 7 décembre, Julian Assange fait l'objet d’une demande d’extradition des autorités suédoises, le procureur de Stockholm voulant l’interroger sur son implication présumée dans une affaire d'agression sexuelle.

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"PROCHAINE COMPARUTION LE 11 JANVIER"

Peu après que la décision du tribunal de Westminster soit tombée, un appel avait été interjeté. Jusqu’à jeudi, tout le monde soupçonnait les autorités suédoises d’en être à l'origine, mais le parquet britannique a confirmé, ce jeudi, qu'il en était l'auteur, sans toutefois en donner les raisons.

Duncan Ouseley a également confirmé les conditions de libération d'Assange qui avaient été fixées en première instance. Pour quitter sa geôle, celui-ci devra verser une caution de 230 000 livres sterlings (283 000 euros), se soumettre à un couvre-feu strict ainsi qu'à une limitation de ses déplacements. Il devra également porter un bracelet électronique et, surtout, se rendre tous les jours à un poste de police.

"Manipulation"

Une dernière condition qui retarde, pour l'heure, la libération du cofondateur de WikiLeaks. L’endroit où il doit résider - un manoir isolé de la campagne anglaise - se trouve, en effet, à une dizaine de kilomètres du poste de police le plus proche, qui n'est  par ailleurs ouvert que trois heures par jour…

Ces considérations très pragmatiques n’ont pourtant pas empêché les internautes de saluer la décision de libérer Julian Assange. Ces derniers jours, un mouvement de sympathie à son égard s'est à tel point développé que les internautes du magazine américain "Time" l’ont élu personnalité de l’année.

Julian Assange lui-même a toujours contesté les accusations formulées à son encontre par la justice suédoise et les met sur le compte d’une "manipulation". Il estime que ces attaques contre sa personne visent, en fait, à discréditer WikiLeaks. Le site est en effet vivement critiqué, notamment par le gouvernement américain qui lui reproche d'avoir divulgué, le 28 novembre dernier, plus de 250 000 câbles diplomatiques du département d'État. La justice britannique doit statuer sur la demande d’extradition des autorités suédoises le 14 janvier prochain.

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