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Les Espagnols manifestent contre la cure d'austérité préparée par Zapatero

Les grands syndicats espagnols ont appelé à manifester ce samedi dans tout le pays contre la politique d'austérité du gouvernement socialiste, en particulier la réforme des retraites qui repousse de l'âge de départ de 65 à 67 ans.

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AFP - Les deux grands syndicats espagnols, UGT et CCOO ont organisé samedi une quarantaine de manifestations contre la future réforme des retraites, dont un rassemblement de quelques dizaines de milliers de personnes à Madrid.

Sous les slogans "la mobilisation continue" et "non à la retraite à 67 ans", ces deux syndicats entendent faire monter la pression contre le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero qui prévoit de présenter fin janvier une réforme des retraites.

Repousser l'âge légal de départ à la retraite de deux ans, comme le prévoit M. Zapatero, "n'a pas de sens alors qu'on a un niveau de chômage des jeunes très élevé", a déclaré, parmi les manifestants à Madrid, une ex-employé de Telefonica au chômage, Maria Eugenia Marcos.

Pourtant, la mobilisation sur ce thème est "faible" car les salariés ont le sentiment qu'il faut faire quelque chose pour préserver les retraites de demain, ajoute cette Madrilène de 56 ans.

Quelques dizaines de milliers de personnes (d'après une estimation policière), essentiellement des militants de CCOO et UGT, ont participé à la manifestation dans le centre de Madrid, sous une nuée de drapeaux rouges.

Une quarantaine d'autres manifestations étaient organisées samedi par les deux syndicats dans les grandes villes espagnoles.

Ignacio Fernández Toxo, le dirigeant de CCOO, a mis en garde contre de futures actions plus dures, agitant même le spectre d'une nouvelle "grève générale" comme celle du 29 septembre.

Cette dernière grève générale - la première depuis que Zapatero est arrivé au gouvernement en 2004 - avait pour but de mobiliser contre une réforme contestée du marché du travail, visant à rendre plus flexible l'emploi.

"Les prochaines semaines seront déterminantes pour voir s'il y aura grève ou non" a déclaré le leader de CCOO, en référence à une possible "grève générale en janvier".

Vendredi à Bruxelles, M. Zapatero a réaffirmé sa détermination à faire approuver le 28 janvier la réforme des retraites qui prévoit notamment de faire passer de 65 à 67 ans l'âge légal de départ à la retraite.
              

 

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