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DAKAR-2011

Top départ pour la troisième édition du Dakar sud-américain

Texte par : Dépêche
5 mn

La troisième édition du Dakar sud-américain débute le 1er janvier en Argentine. La course, qui traversera également le Chili, se terminera le 15 janvier. Quatre millions de spectateurs sont attendus au bord des pistes.

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AFP - Le Dakar, pour sa troisième incursion consécutive en Amérique du Sud, semble avoir trouvé une terre d'accueil idéale, le rallye-raid, dont c'est la 32e édition, jouissant d'un engouement exceptionnel, tant en Argentine qu'au Chili, les deux pays qu'il traverse.

Oubliées l'Afrique et son instabilité, qui avaient provoqué l'annulation à la dernière minute de l'épreuve en 2008, causant une perte sèche de 15 millions d'euros à Amaury sport organisation (ASO), l'organisateur, et une frustration intense des concurrents.

Désormais, le Dakar se conjugue à la sauce latine. Au grand bonheur de la population. Et des participants. "On a pris des taxis. Les chauffeurs connaissent tout sur le rallye. Le nombre de passionnés est incroyable ", observe Luc Alphand, vainqueur en 2006.

L'ancien champion de ski, désormais commentateur pour France télévisions, se souvient, rêveur, de son premier départ en Amérique du sud: "Il y avait 600 à 800.000 personnes à Buenos Aires. Je n'avais jamais vu ça. On ne pouvait plus avancer. C'étaient les Champs-Elysées pendant la coupe du monde de foot !" (1998)

L'engouement est depuis lors allé crescendo. Quatre millions de spectateurs sont attendus au bord des routes argentines au passage de l'épreuve pour l'édition 2011, qui débute samedi et se terminera le 15 janvier, selon le ministère de l'intérieur.

Les autorités tablent sur un bénéfice de 178 millions de dollars (136 millions d'euros) pour le pays grâce au seul Dakar. La course "est une aubaine pour la promotion du tourisme en Argentine avec ses millions d'heures de diffusion dans le monde", observe le ministre du Tourisme, Enrique Meyer.

"Magnifique"

Davantage de médias suivent l'épreuve aux quatre coins du monde. Pour cette édition, les téléspectateurs de 190 pays verront des images du Dakar. Quelque 70 chaînes relaieront l'actualité de la course, se félicite le patron du Dakar, Etienne Lavigne.

D'où les 5 millions de dollars (3,8 millions d'euros) dépensés sans sourciller pour l'accueillir par les gouvernements argentin et chilien. "Tout le monde est content", résume Luc Alphand.

Les concurrents, donc, mais aussi les organisateurs, "gagnants" financièrement, ainsi que "les constructeurs", qui "s'ouvrent sur l'Amérique du Sud" alors qu'ils "vendent peu en Afrique", poursuit-il.

Le Dakar, plus global, s'enrichit sans conteste sur ses nouvelles terres. En devient-il pour autant plus intéressant ?

L'an passé, le Français Cyril Despres (KTM) avait gagné assez largement en motos. Mais Carlos Sainz et Nasser Al-Attiyah s'étaient rendus coup pour coup dans la catégorie autos. Pour deux petites minutes, l'Espagnol avait triomphé du Qatari, son coéquipier chez Volkswagen... après 9.000 kilomètres de course.

"Ici, c'est magnifique, s'enthousiasme Stéphane Péterhansel, vainqueur à neuf reprises de la course. Il y a des pistes comme on n'a jamais pu avoir et qu'on n'aura jamais en Afrique".

Le Dakar, dans sa nouvelle mouture, est ainsi devenu une sorte de super-rallye, extrêmement disputé, où les pilotes de pointe passent à l'attaque dès les premières secondes. L'orientation paraît moins primordiale. Le côté aventure s'est dilué.

"L'élément manquant, c'est l'impression de désert et de solitude. Moi-même qui l'ai connue en tant que coureur en Afrique, je sais qu'ici, à 40 kilomètres, je vais retrouver un goudron. Je ne suis jamais complètement perdu", reconnaît David Castera, le directeur sportif du Dakar.

Un aspect que les amateurs, soit 80% des engagés, ne doivent pourtant pas forcément regretter.

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