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EXCLUSIF : Pour Ouattara, Gbagbo "peut rester en Côte d’Ivoire" s’il cède le pouvoir

Dans une interview accordée à FRANCE 24, Alassane Ouattara demande une nouvelle fois à son rival Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir, mais exclut, dans l'immédiat, un recours à la force.

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"Le plus important, c’est de préserver la paix en Côte d’Ivoire", a affirmé Alassane Ouattara. Le président désigné par la Commission électorale indépendante (CEI) et reconnu par la communauté internationale a plaidé pour une "solution pacifique" lors d'un entretien accordé à FRANCE 24, le premier depuis le deuxième tour de la présidentielle, le  28 novembre.

"C’est parce que je suis un homme de paix que j’ai tendu la main à Laurent Gbagbo toute la semaine dernière", a répété Alassane Ouattara, qui s’exprimait depuis l’hôtel du Golf, à Abidjan, où il est retranché avec ses partisans sous la protection de l’Onuci.

Pour le moment, son rival, le président sortant Laurent Gbagbo, dont la victoire a été officiellement proclamée par le Conseil constitutionnel, refuse toujours de quitter le pouvoir. "Il s’entête", a estimé Ouattara avant de l’accuser de "gagner du temps pour recruter des miliciens étrangers prêts à venir tuer des Ivoiriens et envoyer des valises de billets dans les pays amis".

"Pas question de recompter les voix"

Fort du soutien de la communauté internationale dans la crise qui l’oppose à Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara a réaffirmé qu’il ne comptait pas céder un pouce de terrain à son rival dans la crise politique ivoirienne. "Il n’est pas question de recompter les voix [ou] de mettre en place un comité d’évaluation post-électoral" comme le propose Laurent Gbagbo, a-t-il précisé au micro de FRANCE 24.

En revanche, le président reconnu par la communauté internationale s’est dit prêt à rencontrer Laurent Gbagbo pour négocier ses conditions de départ du pouvoir. "Je le recevrai pour fixer les conditions de son séjour en Côte d’Ivoire ou à l’étranger. Il peut garder la liberté d’aller et venir sur le territoire ivoirien", a-t-il avancé.

Apparaissant détendu devant la caméra de FRANCE 24, Alassane Ouattara a également tenté de dissiper les craintes de guerre civile en assurant qu’il ne serait en aucun cas à l’origine de l’usage de la force. "Laurent Gbagbo sera le seul responsable de la situation qu’il va vivre", a-t-il assuré.

"J’attends la réponse de la Cédéao [Communauté économique des états d’Afrique de l’Ouest, ndlr]", actuellement en réunion à Abuja, au Nigeria, pour décider des suites à donner à leur médiation en Côte d’Ivoire, a-t-il dit. "S'il devait y avoir une intervention militaire, ce serait pour venir chercher Laurent Gbagbo et le sortir du palais présidentiel. Les risques de guerre civile que j'entends n'existent pas du tout", a ajouté celui qui se présente comme un "homme de paix".

 

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