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L'auteur présumé de l'attentat contre l'ambassade de France se réclame d'Al-Qaïda

Dans la foulée de l'attaque perpétrée contre l'ambassade de France à Bamako, les forces de sécurité maliennes ont arrêté un homme de nationalité tunisienne. Celui-ci affirme appartenir à une katiba d'Aqmi.

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Un homme de nationalité tunisienne se revendiquant d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a fait exploser mercredi soir, à Bamako, une bonbonne de gaz devant le portail de l’ambassade de France au Mali. Un passant et un employé de nationalité malienne de la représentation diplomatique française ont été blessés très légèrement. Dans la soirée, un important dispositif de sécurité a été déployé aux abords de l'ambassade. Par mesure de sécurité, le lycée français restera fermé ce jeudi.

D’après le ministère malien de la Sécurité, l’auteur présumé de l'attaque était armé d’un pistolet automatique, d'un engin explosif et d'une grenade. Il aurait également tiré plusieurs coups de feu contre le portail de l'ambassade avant d’être rapidement arrêté par les forces de sécurité. "L’homme affirme venir d’une katiba, c’est à dire d’un camps mobile d’Al-Qaïda. Il semble avoir agi de sa propre initiative sans être en mission commandée", explique Serge Daniel, correspondant de RFI pour FRANCE 24 à Bamako. Une source policière malienne a précisé à l'AFP que le suspect appartiendrait à un camp de combattants islamistes d'Aqmi situé dans le désert du Sahara.

La France, cible privilégiée d’Aqmi

Ce groupe terroriste, qui fait de Paris l'une de ses cibles privilégiées, retient en otage cinq Français, un Togolais et un Malgache depuis le 16 septembre dernier. Ils avaient été enlevés à Arlit, un site minier situé dans le nord du Niger.

Faut-il pour autant lier l’attentat contre l’ambassade à cet enlèvement ? Selon Serge Daniel, "il est trop tôt pour le dire, car l’attaque de mercredi n’a pas été perpétrée par un kamikaze, qui reste la marque de fabrique d’Al-Qaïda". En effet, en août 2009, un kamikaze mauritanien s'était fait exploser près de l'ambassade de France à Nouakchott, en Mauritanie, voisine du Mali. Deux gendarmes français et une Mauritanienne avaient été légèrement blessés dans l'attentat revendiqué par la branche maghrébine d'Al-Qaïda.

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