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En cas de sécession, El-Béchir évoque un traité de coopération avec le Sud

Alors que le résultat du référendum de dimanche ne fait guère de doute, le président soudanais a évoqué sur la chaîne Al-Jazira un traité de coopération, "comme l'a fait l'Union européenne", avec un Sud indépendant.

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"Puisqu'ils ont décidé, ou vont décider, que le Soudan va être divisé en deux Etats, et qu'ils vont établir un Etat qui leur est propre dans le Sud-Soudan, il n'y a pas de logique selon laquelle ils doivent avoir les mêmes droits et avantages dans le Nord du Soudan", a affirmé M. Béchir à l'antenne d'Al-Jazira.

"Ils disent: 'nous sommes marginalisés, des citoyens de seconde zone'. Eh bien, pour ne pas être marginalisé (...), ne prends pas la nationalité d'un Etat qui te marginalise", a-t-il ironisé.

A la question de savoir si les Sud-Soudanais seraient de fait considérés comme des étrangers, mais avec certains avantages, le président soudanais a répondu "Oui", sans plus de précisions.

Le Nord et le Sud du Soudan pourraient conclure un traité, comme l’ont fait les pays de l’Union européenne, si la population du Sud vote en faveur de l’indépendance lors du référendum de dimanche, a déclaré vendredi le président soudanais Omar Hassan el-Béchir à la chaîne de télévision Al-Jazira.

Même en cas de sécession, qui apparaît l’issue la plus probable du scrutin, les sudistes pourraient se rendre librement dans le Nord, y résider, y travailler et y être propriétaires, a-t-il ajouté, précisant toutefois qu’ils ne pourraient pas bénéficier de la double nationalité.

"Nous ne parlons pas de défense commune. Mais il y a des discussions actuellement sur l’établissement d’une union entre deux partenaires avec des intérêts communs en matière de sécurité, d’économie et de développement, comme (a fait) l’Union européenne", a dit le président soudanais.

Il n’a pas précisé qui participaient à ces discussions.

"Il nous faut un accord sur les quatre libertés", a souligné Béchir, faisant allusion au droit d’entrée dans le pays sans visa, ainsi qu’aux droits de résidence, de travail et de propriété, dont jouissent déjà les Egyptiens installés au Soudan.

"Nous respecterons le choix des citoyens du Sud"

Le scrutin de dimanche, à laquelle quatre millions d’électeurs sont invités à prendre part, devrait consacrer la partition entre le Nord du Soudan, à majorité musulmane, et le Sud, à dominante chrétienne et animiste, en révolte depuis 1955 contre le gouvernement central de Khartoum.

Le référendum du 9 janvier couronne le processus de paix qui a mis fin en 2005 à un conflit qui a fait deux millions de morts.

Le président Béchir a promis par avance d’assister aux cérémonies d’émancipation du nouveau pays africain. "Notre préférence est l’unité mais, au bout du compte, nous respecterons le choix des citoyens du Sud", a-t-il promis mardi dernier lors d’un discours prononcé devant les autorités sudistes à Djouba, la capitale du Sud. "On sera triste de cette séparation mais toutefois heureux d’assister à la paix."

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