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Après une chute record à la bourse, la police réprime une manifestation d'investisseurs

Une baisse brutale de la bourse du Bangladesh (-9,25 % en une heure) a provoqué des manifestations de milliers d'investisseurs, lundi matin à Dacca. La police anti-émeutes a chargé les manifestants à coups de bâtons.

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AFP - La Bourse du Bangladesh a suspendu les échanges lundi après avoir enregistré une chute record de 9,25% en une heure, provoquant de violentes manifestations de plusieurs milliers d'investisseurs réprimées par la police, selon des sources concordantes.

Il s'agit de la pire perte en une seule journée dans l'histoire de cette petite place financière d'Asie du Sud, extrêmement volatile depuis un mois, après avoir enregistré un plus haut historique en décembre.

"Le DSE (Dhaka Stock Exchange) a suspendu les échanges sur ordre de la commission de régulation après une chute de l'indice de 660 points, soit 9,25%, dans les premières 54 minutes suivant l'ouverture", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la Bourse, Shafiqual Islam.

Le marché est "un bain de sang", a commenté auprès de l'AFP un investisseur, Arif Mohammad Khandker. "J'ai déjà perdu 3.000 dollars aujourd'hui, soit le tiers de mes investissements. J'ai vu le crash de 1996 mais c'est aujourd'hui bien pire".

En 1996, la Bourse avait perdu les trois quarts de sa valeur en quelques mois, affectant des milliers d'investisseurs particuliers.

"J'ai perdu cinq millions de taka (70.000 dollars) sur mes 10 millions de taka investis (en Bourse). C'est insensé, toute mon épargne est partie", a confié à l'AFP un autre investisseur, Monirul Islam.

A la mi-journée, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour protester contre la chute du principal indice boursier, scandant des mots d'ordre contre le gouvernement et la commission de régulation des échanges.

Selon des témoins, la police, munie de bâtons, a chargé les manifestants.

La police anti-émeute avait été dépêchée à l'extérieur du bâtiment de la Bourse, dans le centre de la capitale, pour empêcher les violences. Les bureaux situés non loin ont barricadé leurs portes et fenêtres de crainte de nouveaux heurts.

"Il y a environ 5.000 investisseurs manifestant dans la rue devant les bâtiments de la Bourse. Certains ont été violents", a déclaré à l'AFP un policier, Azizul Haq. "Ils ont commencé à vandaliser des biens du gouvernements, ce qui nous a obligé à nous servir de bâtons".

En décembre, des centaines de personnes avaient déjà violemment manifesté dans le quartier d'affaires de Dacca, jetant des briques contre les forces de police, après que la Bourse eut enregistré la plus forte baisse de son histoire en une journée.

Le principal indice, le DGEN, avait perdu 552 points, soit 6,72%, après un relèvement des taux d'intérêt par la Banque centrale.

Le DGEN avait atteint un record historique le 5 décembre, à 8.918,51 points, affichant ainsi une hausse de 80% depuis le début de l'année, mais il est victime d'une série de plongeons depuis un mois.
 

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