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Le procès en appel de l'"Angolagate" s'ouvre à Paris

La cour d'appel de Paris doit se pencher à partir de mercredi sur l'"Angolagate", un trafic d'armes vers l'Angola dans les années 1990 impliquant Charles Pasqua (photo) et l'homme d'affaires Pierre Falcone, en prison pour commerce illicite d'armes.

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AFP - Le procès en appel de l'Angolagate, un trafic d'armes présumé vers l'Angola dans les années 90, doublé d'un imbroglio politico-financier, commence mercredi matin à Paris, avec Pierre Falcone et Charles Pasqua en vedettes.

L'homme d'affaires franco-israélien d'origine russe Arcadi Gaydamak figure aussi parmi la vingtaine de prévenus ayant fait appel de leurs condamnations, prononcées en 2009 par le tribunal correctionnel. Mais étant en fuite, il est hautement improbable qu'il se présente à la cour.

Le businessman franco-angolais Pierre Falcone, lui, n'aura pas d'autre choix que de venir, puisqu'il est détenu à Fleury-Mérogis depuis sa condamnation à six ans de prison ferme pour commerce illicite d'armes, abus de biens sociaux et trafic d'influence.

Avec Gaydamak, il est poursuivi pour avoir organisé une vente d'armes à l'Angola, de 1993 à 1998, en pleine guerre civile, pour un montant de 790 millions de dollars, gagés sur les recettes futures du pétrole.

L'accusation estime cette vente illicite, car n'ayant pas été autorisée.

La défense, tout comme l'Angola, que toute cette affaire indispose, affirme qu'elle n'avait pas besoin d'autorisation, puisque les armes avaient été vendues par une société slovaque et n'avaient pas transité par la France.

Quant à Charles Pasqua, 83 ans, il sera là, assure son avocat, Me Léon Lef-Forster, bien décidé à démontrer "le caractère totalement infondé" des accusations de trafic d'influence, qui lui ont valu en première instance une condamnation à trois ans de prison, dont un ferme.

Dans cette affaire, comme dans plusieurs autres, l'ancien ministre de l'Intérieur s'estime victime de basses manoeuvres politiques.

Les trois premiers jours d'audience devraient être largement consacrés aux clauses de nullité, questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) et autres points de procédures soulevés par la défense, qui a par ailleurs cité une vingtaine de témoins, dont Jacques Chirac, Dominique de Villepin ou Alain Juppé.

Le procès doit démarrer à 09H00. Il est prévu jusqu'au 2 mars.
              

 

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