Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

Brexit/UE : la peur du vide ?

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Avec "Forte", Salim Saab rend hommage aux femmes artistes du monde arabe

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Festival Lumière de Lyon : Jane Fonda à l’honneur

En savoir plus

FOCUS

La frontière irlandaise, pierre d'achoppement du Brexit

En savoir plus

FACE À FACE

Macron - Mélenchon : l'art de la dramatisation

En savoir plus

L’invité du jour

Valentine Colasante : "Danseuse étoile, c’est une forme de liberté"

En savoir plus

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Marché des satellites : la concurrence des géants du numérique

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Brexit : le coût économique de l'incertitude

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"L'Italie, Salvini et le fantôme fasciste"

En savoir plus

Economie

Galvanisé par le cas tunisien, le Web égyptien veut faire sa révolution

Vidéo par Lizzie TREU , Marion TOUBOUL

Texte par Maha BEN ABDELADHIM , Sébastian SEIBT

Dernière modification : 25/01/2011

Comme en Tunisie, Facebook et Twitter ont servi de vecteurs aux manifestations qui doivent se tenir ce mardi en Égypte. Mais, aussi remontés soient-ils, certains cyber-protestataires restent prudents sur l'issue du mouvement.

L’Égypte et ses 17 millions d’internautes se préparent aux manifestations qui doivent se tenir ce mardi après-midi et pour lesquelles les réseaux sociaux ont été massivement mis à contribution. Sur Twitter et Facebook, qui regroupe à lui seul 5 millions d'utilisateurs égyptiens, les messages s’enchaînent à un rythme effréné.

Difficile de ne pas faire le parallèle avec la situation en Tunisie, que d’aucuns ont rapidement surnommé "la première révolution Facebook". Mais le président égyptien, Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 29 ans, doit-il réellement craindre un scénario à la tunisienne ?

"Cher peuple tunisien, le soleil de la révolution ne va pas s’éclipser", peut-on lire sur la page Facebook du groupe égyptien "25 janvier : la révolution de la liberté", qui compte près de 400 000 fans pour qui ce mardi revêt une importance particulière. Le 25 janvier est en effet le "jour de la police", célébration qui se tient chaque année en mémoire du soulèvement des forces de l'ordre contre les Britanniques, en 1952.

Des internautes appellent d’ailleurs les policiers à se joindre aux manifestants pour exprimer leur ras-le-bol du régime égyptien. Un autre groupe, baptisé "Jour de la révolution", se targue d'avoir mobilisé plus de 80 000 Égyptiens se disant prêts à descendre ce mardi dans les rues du Caire, la capitale.

Prudence

Sur Twitter, il est difficile de suivre le fil, tant les "gazouillis" se succèdent rapidement. Des icônes, mettant en avant la date du 25 janvier, viennent orner les comptes des utilisateurs du célèbre réseau de micro-blogging. #Jan25 demeure le mot-clé (ou "hashtag") le plus utilisé par les Égyptiens s’échangeant des informations sur l’organisation des rassemblements, dénonceant le régime ou encore appelant… à la prudence.

Aussi remontés soient-ils, les cyber-manifestants craignent que les forces de l'ordre ne répriment durement le mouvement de contestation. "Pour éviter les chocs électriques, mettez plusieurs couches de vêtements, notamment en laine", conseille ainsi Lobna Darwish, qui se présente sur Twitter comme une Égyptienne habitant en Californie. Sur Facebook, des conseils de survie circulent également. On y apprend comment réagir en cas de tabassage par les forces de l’ordre ou encore quels sont les réflexes à avoir lorsqu’on est embarqué dans une voiture de police.

"Pour qui profite la révolution ?"

Prudence encore, mais cette fois-ci à l’égard de ceux qui appellent à manifester. "Je suis une jeune Égyptienne et je ne comprends pas ce que vous voulez avec cette révolution, à qui va-t-elle profiter ?", peut-on lire sur le mur du groupe Facebook "Révolution égyptienne blanche", qui soupçonne une tentative de récupération de l'opposition.

Car, contrairement à la Tunisie, les religieux semblent davantage engagés dans le mouvement égyptiens. Sur le mur du groupe "Plus de silence après cette journée", le Coran est cité à maintes reprises. Sur cette page, on retrouve même un lien vers un communiqué d'une organisation appelée Mouvement salafiste pour les réformes et qui soutient les manifestations.

Première publication : 25/01/2011

  • INTERNET

    Le Web, cauchemar des régimes arabes en proie à la contestation

    En savoir plus

  • TUNISIE

    La Toile, caisse de résonnance de l'exaltation suscitée par la révolution tunisienne

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Les Égyptiens appelés à manifester en s'inspirant du modèle tunisien

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)