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Dans le centre du Caire, les anti et pro-Moubarak sont toujours aussi déterminés

Plus de deux semaines après le début de la contestation, des manifestants occupent toujours la place Tahrir. Les partisans du régime, tout aussi déterminés, observent de leur côté les récents développements politiques. Reportage.

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Place Tahrir, la mobilisation ne faiblit pas. Au contraire, les manifestants s'organisent pour accueillir les nouveaux venus. Un père de famille dresse une tente. Il y a ici ses enfants, ses frères, ses sœurs... "On ne sait pas quand on partira, explique-t-il. On ne quittera pas cette place tant que le président Hosni Moubarak ne sera pas parti. Il peut rester un mois, deux mois, six mois... Nous ne bougerons pas."

Imed, son plus jeune fils, acquiesce. "Nous les Égyptiens, nous avons peur pour notre pays. Tant que le président sera là, nous ne partirons pas."

Quelques mètres plus loin, Medhi, un ingénieur au chômage, invite les passants à débattre de politique. "Le peuple égyptien a souffert sous le régime d'Hosni Moubarak, déclare-t-il. Il a souffert pendant 30 ans. Il n'y a pas un Égyptien qui n'ait pas été victime de ce pouvoir." 

"Grâce à Hosni Moubarak, on vit en sécurité" 

Si la détermination reste forte dans le centre-ville du Caire, le président a encore des partisans. Dans un café d'un quartier populaire de la capitale, plusieurs d'entre eux discutent des bouleversements politiques qui affectent leur pays. "Hosni Moubarak est un Égyptien, il ne devrait pas quitter le pays, lance un client. Et s’il a commis des erreurs, on lui demandera des comptes." "Grâce à lui, on vit en sécurité, renchérit un autre homme. Le pays n'a pas été en guerre depuis 30 ans. On mange, on boit et on est bien."

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Même s’ils sont encore nombreux, les partisans du régime savent qu’ils n’ont plus le monopole de la parole. C'est donc de plus en plus discrètement qu'ils continuent à défendre le chef de l'État. Pour eux, la poursuite des manifestations place Tahrir est une "erreur", même s'ils y ont participé aux premiers jours de la contestation.

"J’ai manifesté le 25 janvier avec des demandes bien précises, affirme un homme. L’équité sociale, avoir un emploi, des biens, des assurances, un salaire... Le gouvernement va répondre à ces demandes, l'une après l'autre. Mais les manifestations de la place Tahrir nous handicapent ; elles sont une erreur. Ce n’est pas bien, nous sommes un pays civilisé." 

"Aujourd'hui le pays est plus joyeux, nuance à ses côtés un Égyptien. Parce que maintenant, il y a de la liberté."

 

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