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Renault vire au vert et veut passer à la vitesse supérieure

Renault a annoncé un profit de 3,42 milliards d'euros en 2010 contre une perte de 3,2 milliards d'euros en 2009. Le constructeur français prévoit de vendre plus de 3 millions de véhicules en 2013, notamment en élargissant sa gamme automobile.

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REUTERS - Renault vise une marge opérationnelle supérieure à 5% et des ventes mondiales de plus de trois millions de véhicules en 2013 grâce à son nouveau plan stratégique qui prévoit d'agrandir la gamme du groupe automobile à 48 modèles à l'horizon 2016.

Le constructeur a réalisé en 2010 une marge opérationnelle de 2,8% - l'estimation publiée le 31 janvier est confirmée - et des ventes mondiales record de 2,6 millions d'unités avec 40 modèles pour ses trois marques Renault, Dacia et Renault Samsung Motors.
Renault a également indiqué qu'il avait renoué l'an dernier avec un bénéfice net, part du groupe, de 3,42 milliards d'euros, contre une perte de 3,12 milliards en 2009.

L'appellation du nouveau plan sur six ans reprend la version anglaise de l'actuel slogan commercial "Drive the change" (piloter le changement). Grâce à lui, Renault vise au moins deux milliards d'euros de free cash flow cumulé sur les trois premières années du plan.

"L'avenir se prépare, et ce sont (les femmes et les hommes de Renault) qui par leur engagement dans l'entreprise construiront jour après jour le Renault de demain : un Renault compétitif, répondant aux attentes légitimes de nos clients, de nos salariés et de nos actionnaires", a déclaré le PDG Carlos Ghosn, dans un communiqué.
"Un Renault bien ancré par ses racines françaises et à l'aise partout sur la planète, qui saura rendre la mobilité accessible à tous."

A la Bourse de Paris, l'action Renault abandonnait 4,23% à 46,52 euros à 9h22 après ces annonces.
Le titre, à l'image du compartiment automobile en Europe, subit des prises de profits alors qu'il a pris 13% environ depuis le début de l'année, après un gain de plus de 20% en 2010.

 

ÉLECTRIQUE ET INTERNATIONAL

"Drive the change" prend le relais du précédent plan "Contrat 2009", suspendu dans la dernière ligne droite à cause de la crise qui a frappé le secteur automobile fin 2008. Renault avait dû notamment renoncer à l'ambitieux objectif d'une marge opérationnelle de 6% à l'issue du plan qui couvrait la période 2006-2009.

"La situation de l'entreprise en 2011 est beaucoup plus robuste que celle que nous avions en 2005, en matière de produits, de qualité, de technologie, d'implantation geographique", a ajouté Carlos Ghosn au cours d'une conférence de presse. "Aujourdhui, nous avons une base beaucoup plus large et diversifiée, beaucoup plus de piliers."

L'un de ces piliers est le véhicule électrique, avec d'ici 2012 quatre modèles déjà dévoilés. Renault estime que l'alliance avec Nissan aura mis en circulation 1,5 million de véhicules électriques dans le monde d'ici la fin du plan en 2016, et Carlos Ghosn a précisé que la famille électrique était appelée à s'agrandir encore davantage.

Au total, le constructeur comptera 48 modèles au catalogue à l'issue du plan, contre 30 en 2005, et aura entièrement renouvelé sa gamme d'ici 2016 si l'on compte les renouvellements, les 'restylages' et les nouveautés.

Renault n'a pas levé le voile sur les quatre nouveaux modèles au moins qui devraient voir le jour dans la deuxième phase du plan, mais le concept car "Captur" présenté jeudi matin préfigurera un futur crossover sportif.

Le groupe a précisé que 80% des modèles lancés entre 2014 et 2016 seraient basés sur une plate-forme partagée avec l'un de ses deux partenaires, Nissan et Daimler .

Renault compte sur cette offensive pour se renforcer à l'international - il devrait réaliser 43% de ses ventes hors d'Europe en 2011 - et notamment au Brésil, appelé à devenir le deuxième marché du groupe derrière la France et devant l'Allemagne en 2013.

Il privilégie aussi l'Inde, avec six modèles produits sur place en 2013, et la Russie avec AvtoVAZ.

En revanche, le groupe devrait rester absent de Chine, marché réservé pour l'heure à Nissan, pendant encore au moins trois ans. Interrogé sur la future stratégie chinoise de Renault, Carlos Ghosn a répondu : "Le plan veut dire qu'avant 2013, il n'y a pas de projet Chine". Mais il n'a donné aucune indication sur la deuxième partie du plan, à l'horizon 2016.

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