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Le camp Gbagbo attaque la Cédéao sur le terrain judiciaire

Des avocats du président ivoirien sortant ont intenté une action en justice contre la Cédéao, dont le soutien à Alassane Ouattara constitue, aux yeux des pro-Gbagbo, une atteinte à "la suprématie" du Conseil constitutionnel.

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AFP - Des avocats du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo ont demandé à un tribunal du Nigeria d’annuler les déclarations de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) proclamant son rival Alassane Ouattara vainqueur de la présidentielle de novembre.

Un pays, deux présidents
Un pays, deux présidents

Gbagbo refuse de céder le pouvoir à Ouattara, dont la victoire a été annoncée par la Commission électorale indépendante et validée par l’Onu mais rejetée par le Conseil constitutionnel que dirige un proche du président sortant.

Les défenseurs de Gbagbo ont intenté une action devant la Cour de justice de la Cédéao dans la capitale nigériane, Abuja, en arguant que la reconnaissance de Ouattara comme président de la Côte d’Ivoire « enfreint la suprématie » du Conseil constitutionnel ivoirien.

Ses avocats affirment aussi que la reconnaissance de son rival par la Cédéao enfreint des résolutions des Nations unies.

« Nous exhortons la cour à considérer que ces déclarations sont illégales et que, si elles sont illégales, elles sont nulles et non avenues », a déclaré aux journalistes l’un des avocats, Mohammed Lamine Faye.

Les Etats-Unis, l’UE et les Etats africains font pression sur Gbagbo pour qu’il démissionne, notamment par des mesures visant à l’empêcher de verser leurs salaires aux fonctionnaires et aux soldats qui le soutiennent. La Cédéao a menacé de recourir à la force si Gbagbo refuse de céder le pouvoir.

 

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