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Les forces de l'ordre déployées pour empêcher l'opposition de se rassembler

Des sites Internet d'opposition font état de rassemblements sporadiques ce dimanche, malgré un déploiement important des forces de l'ordre dans plusieurs villes du pays. La fille de l'ancien président Hachémi Rafsandjani a été brièvement arrêtée.

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REUTERS - Les forces de l'ordre se sont déployées dimanche à Téhéran et dans d'autres villes iraniennes pour empêcher des rassemblements d'opposants au régime islamique, rapportent des sites internet d'opposition.

Le chef de la police iranienne, Esmail Ahmadi-Moqaddam, cité par l'agence officielle Irna, a déclaré qu'"en dépit des efforts des ennemis qui veulent que la tension monte en Iran, rien ne s'est passé dans le pays."

Une source proche du gouvernement, citée par l'agence officieuse Fars, a démenti la mort d'une personne lors d'affrontements dans le centre de la capitale.

Selon le site internet Kaleme de l'opposant Mir Hossein Moussavi, des "rassemblements sporadiques" ont bien eu lieu dimanche. Le site Sahamnews de l'opposant Mehdi Karoubi rapporte que les forces de sécurité étaient aussi en nombre à Ispahan et Chiraz.

Selon Fars, les "sécessionnistes" n'ont pas réussi à se rassembler dimanche dans la ville sainte chiite de Mashhad, dans le nord-est du pays.

Les médias étrangers n'ont pas reçu les autorisations nécessaires pour couvrir les manifestations et des accréditations ont été retirées à certains d'entre eux, dont l'AFP, Al Djazira et le New York Times, après les manifestations de lundi dernier.

La fille de Rafsandjani brièvement arrêtée

Les autorités iraniennes ont brièvement arrêté dimanche la fille de l'ancien président Akbar Hachemi Rafsandjani pour sa participation à un rassemblement interdit de l'opposition, indique l'agence Fars.

"Faezeh Hachemi Rafsandjani a été remise en liberté après avoir affirmé qu'elle était sortie faire des courses pour s'acheter des étoffes", précise l'agence. Dans un premier temps, Irna avait annoncé qu'elle avait été arrêtée pour avoir scandé "des slogans provocateurs".

Les sites internet des opposants Mirhossein Moussavi et Mehdi Karoubi avaient appelé à des rassemblements à travers tout le pays dimanche en hommage aux deux protestataires tués lors des manifestations de lundi.

Moussavi et Karoubi, qui avaient tous les deux brigué la présidence contre Ahmadinejad en juin 2009, ont estimé que de tels rassemblements dénotaient un "soutien déterminant au mouvement réformateur et à ses chefs de file".

Jeudi, la justice iranienne a annoncé que Karoubi et Moussavi seraient jugés pour activités subversives contre la révolution islamique. Certains députés ont réclamé leur
pendaison.

Dans un communiqué publié sur son site internet Sahamnews, Karoubi estime ne rien avoir à craindre d'un procès, à condition que les débats soient publics.
 

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