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MAROC

Manifestations à Rabat et Casablanca pour limiter les prérogatives du roi Mohammed VI

Texte par : Dépêche
2 min

Un mouvement de jeunes marocains appelle aujourd'hui à manifester dans les principales villes du pays pour demander au roi de déléguer une partie de ses pouvoirs sur le modèle des révolutions tunisienne et egyptienne.

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AFP - Plusieurs centaines de personnes ont commencé à se rassembler à Casablanca et à Rabat pour participer à des manifestations pacifiques prévues dimanche dans plusieurs villes marocaines afin de réclamer des réformes politiques et une limitation des pouvoirs du roi.

Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées dans le centre de Casablanca, principale ville du pays, peu avant le départ de la manifestation, selon un journaliste de l'AFP.

"Liberté, dignité, justice", scandaient des manifestants, tandis que des groupes de gauche demandaient "moins de pouvoirs à la monarchie". "Le roi doit régner et non gouverner" ou "le peuple veut une nouvelle Constitution", proclamaient des banderoles.

A Rabat, plus de cent personnes ont commencé à se réunir sous une pluie fine.

Dans la foulée des événements de Tunisie et d'Egypte, de jeunes Marocains avaient lancé sur Facebook le mouvement "du 20 février", appelant à manifester pacifiquement pour réclamer une nouvelle Constitution limitant les pouvoirs du roi et plus de justice sociale. L'appel a rapidement rassemblé des milliers de sympathisants.

Mais, à la veille de la manifestation, l'un des jeunes à l'origine de l'appel et deux autres signataires ont annoncé leur retrait de la manifestation, invoquant des divergences "idéologiques" avec une formation islamiste et des groupes de gauche.

L'organisation de la jeunesse du mouvement islamiste Justice et bienfaisance a elle aussi appelé à manifester "pacifiquement" dimanche. Ce mouvement, non reconnu mais toléré, est considéré par les spécialistes de l'islamisme comme "l'un des plus importants du Maroc".

Le mouvement a aussi été appuyé par des ONG comme l'Association marocaine des droits humains (AMDH) et des journalistes indépendants, appelant à "l'adoption d'une Constitution démocratique".

Les manifestations de dimanche sont le premier mouvement d'ampleur pour réclamer des réformes politiques au Maroc depuis les révoltes en Tunisie puis en Egypte et à présent dans d'autres pays du monde arabe dont la Libye.

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