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Des milliers de Tunisiens de Libye reviennent sur leurs terres

Depuis le discours de Mouammar Kadhafi durant lequel il a promis de durcir la répression contre le mouvement de protestation, des milliers de personnes de diverses nationalités ont rejoint la Tunisie voisine.

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AFP - Des milliers de personnes de diverses nationalités fuient les violences en Libye vers la Tunisie via le principal poste-frontière de Ras Jdir où des Egyptiens arrivés jeudi de Zouara, à l'ouest de Tripoli, ont affirmé que cette ville avait été désertée par les forces libyennes.

Zouara a été "désertée par la police et les militaires" et "le peuple tient la ville", ont déclaré à l'AFP ces témoins égyptiens, tout juste arrivés à Ras Jdir. "Il n'y pas de policiers ni de militaires, c'est le peuple qui tient la ville. Il y a eu beaucoup de tirs de 19H00 à 22H00 hier" mercredi à Zouara, a indiqué Mahmoud Mohammed Ahmed Attia, un ouvrier égyptien.

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Un autre Egyptien, Mahmoud Ahmed, 23 ans, a confirmé qu'il "n'y a ni police, ni militaires dans la ville. Il y a eu beaucoup d'affrontements entre petits groupes". Selon un troisième témoin égyptien, Rayyan, 23 ans, la plupart des gens dans la ville sont des opposants" au président Mouammar Kadhafi.

L'afflux de personnes de diverses nationalités fuyant la Libye vers la Tunisie s'est accentué après le discours mardi du chef de l'Etat libyen qui a martelé qu'il resterait en Libye, promettant de se battre "jusqu'à la dernière goutte de (son) sang".

Au total, quelque 8.500 Tunisiens ont été rapatriés de Libye depuis le début des violences dans ce pays où la communauté tunisienne était estimée à 50.000 personnes, a indiqué jeudi une source officielle à Tunis.

Plus de 30.000 personnes, essentiellement des Tunisiens et des Egyptiens, ont fui la Libye depuis lundi pour rentrer chez eux, a indiqué jeudi à Genève l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

"Les arrivées augmentent tous les jours. On est sur un schéma de plus de 30.000 personnes depuis lundi", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'OIM, Jean-Philippe Chauzy. "On peut s'attendre à d'autres arrivées, de l'ordre de dizaines de milliers de personnes. Cela dépendra de la situation sur place".

Au poste tunisien de Ras Jdir, "environ 5.000 Tunisiens, 171 Libyens, 22 Algériens, 28 Marocains" ont traversé la frontière mercredi entre minuit et 16H00, a précisé le président du comité régional du Croissant-Rouge, Monji Slim.

Et "830 Chinois attendent de l'autre côté de la frontière pour des raisons administratives. On se prépare à tout, au niveau santé et nourriture", a-t-il dit.

"Les Tunisiens repartent tout de suite chez eux. Les Egyptiens ont dormi dans des lycées, des maisons de jeunes, on les prend en charge pour les amener à l'aéroport de Djerba en accord avec leur consulat et deux avions venant d'Egypte sont attendus à Djerba", a-t-il déclaré.

"Les Marocains ont été envoyés sur Tunis où leur consulat doit s'occuper de leur rapatriement", a poursuivi M. Slim.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, plus de 700 Egyptiens ont encore traversé le poste de Ras Jdir et "d'après eux, des milliers comptent regagner leur pays par le territoire tunisien", a indiqué à l'AFP un responsable syndicaliste local, Houcine Betaieb.

Une équipe du Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR) "est sur place depuis trois jours pour tenter de venir en aide aux personnes qui arrivent", a indiqué un de ses responsables à Tunis annonçant "une intervention imminente" du Programme alimentaire mondial.

La compagnie nationale aérienne Tunisair a indiqué vouloir rapatrier jeudi 800 Tunisiens supplémentaires de Tripoli. "Nous avons 4 vols prévus aujourd'hui, dont 2 Airbus A-300, pour Tripoli, mais apparemment, il y a beaucoup de Tunisiens vivant en Libye qui ne peuvent pas se rendre à l'aéroport de Tripoli", a déclaré une responsable de la compagnie.

Un navire doit aussi quitter jeudi le port de La Goulette (banlieue nord de Tunis) en direction de Benghazi (est de la Libye) pour rapatrier des Tunisiens.

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