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Economie

Le président oppose son veto à la loi Icesave en attendant le référendum

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/02/2011

Malgré son adoption par le Parlement, le président islandais a refusé de promulguer la loi portant sur le remboursement de la dette dûe à la faillite de la banque Icesave. C'est à la population de se prononcer par référendum, estime-t-il.

AFP - Le refus du président islandais Olafur Ragnar Grimsson de promulguer dimanche la loi Icesave pourtant adoptée par le Parlement a surpris, voire choqué, en Islande même s'il résulte du droit constitutionnel de donner le dernier mot au peuple.

Sur le fond, "la décision du président de soumettre Icesave à référendum va entraîner un blocage de l'économie, un recul de la capacité de l'Etat à assurer des prêts financiers et une augmentation du chômage", dénonce l'économiste Gudmundur Olafsson, professeur à l'université d'Islande à Reykjavik.

Le gouvernement islandais avait arraché à ses homologues britannique et néerlandais un accord portant sur le remboursement de 3,9 milliards d'euros ayant servi à rembourser les victimes de la faillite de la banque en ligne Icesave. Le Parlement avait adopté à près de 70% ce texte et il ne manquait que la promulgation par le président.

Mais dimanche, M. Grimsson a décidé de la soumettre à référendum comme il l'avait fait en 2010. A l'époque, le texte était passé d'extrême justesse au Parlement et l'opposition populaire était très pressante.

L'accord avait été rejeté par plus de 93% des voix, ce qui avait permis une renégociation et un nouveau terrain d'entente sur des conditions plus favorables à l'Islande.

Mais cette fois, un nouveau non pourrait pousser Londres et la Haye à saisir le tribunal de l'Association européenne de libre échange (AELE).

Au bout du compte, l'addition "pourrait être beaucoup plus salée pour le contribuable islandais", estime le rédacteur en chef du quotidien Frettabladid, Olafur Stephensen.

La décision du président pose également des questions de forme: pourquoi s'opposer ainsi à l'expression du Parlement, qui représente la volonté nationale?

La Constitution offre au président un rôle constitutionnel en principe essentiellement honorifique. Mais l'article 26 lui confère le droit de soumettre au peuple toute loi.

Pour le président, "si la majorité du Parlement est opposée à la majorité de la population, le président se doit d'écouter la population", explique la politologue Stefania Oskarsdottir.

Or la population islandaise s'est beaucoup moins opposée cette fois à ce que le Parlement adopte cette loi, faisant en revanche savoir qu'elle entendait se prononcer également, et dans ce contexte, la décision du président est "logique", selon Mme Oskarsdottir.

Selon un sondage, 61% des Islandais ont apprécié que la loi leur soit soumise in fine et 58% ont affirmé qu'ils se prononceraient en faveur de cet accord Icesave.

Néanmoins, le ministre des Finances, Steingrimur Sigfusson, qui pensait avoir enfin mis un terme à un dossier qui empoisonne les relations internationales de l'Islande depuis plus de deux ans, s'est dit "choqué et surpris" par la décision du président.

Dans son sillage, l'économiste Gudmundur Olafsson a fustigé la décision de M. Grimsson qui a "donné le pouvoir à la minorité" au Parlement, un geste jugé "non démocratique".

Alors M. Grimsson a-t-il voulu s'en prendre au gouvernement?

"La décision du président n'aura pas d'impact sur le gouvernement en place", estime Mme Oskarsdottir qui s'attend à une réponse positive des électeurs.

L'ancien Premier ministre de droite (1991-2004), David Oddson a, lui, émis le souhait d'un non au référendum, estimant lundi dans les colonnes du quotidien national Morgunbladid que le gouvernement de gauche serait alors obligé de convoquer de nouvelles élections.

Première publication : 24/02/2011

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