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Le président Ali Abdallah Saleh est de plus en plus isolé

Plusieurs chefs militaires et ambassadeurs yéménites se sont ralliés aux opposants au régime d'Ali Abdallah Saleh. En dépit de ces défections, le président yéménite affirme avoir toujours le soutien de la "majorité du peuple".

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AFP - Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a fait face lundi à un flot de défections trois jours après la répression sanglante d'une manifestation tandis qu'en Libye la coalition internationale a visé un fief de Kadhafi dans le sud et qu'en Syrie la contestation se poursuivait.

Dans le sud de la Syrie, des milliers de personnes ont défilé lundi à Deraa, pour la quatrième journée consécutive, après l'enterrement d'un manifestant tué la veille, selon des témoins.

Un enfant de onze ans intoxiqué par des gaz lacrymogènes dimanche lors de la dispersion d'une manifestation à Deraa par les services de sécurité, a succombé lundi, a annoncé un militant des droits de l'Homme. Ce décès porte à au moins six le nombre de personnes tuées depuis vendredi à Deraa.

Le mouvement de protestation a été lancé le 15 mars à Damas après un appel via une page Facebook, intitulée "la révolution syrienne contre Bachar al-Assad 2011", à manifester pour "une Syrie sans tyrannie, sans loi d'urgence ni tribunaux d'exception, sans corruption ni vols ni monopole des richesses".

En Libye, la coalition internationale contre le régime du dirigeant Mouammar Kadhafi a visé lundi la ville de Sebha (750 km au sud de Tripoli), fief de la tribu de Guededfa du colonel Mouammar Kadhafi, a indiqué un porte-parole du gouvernement.

Il a précisé que "depuis samedi" la coalition avait également visé "Tripoli, Zouara, Misrata, Syrte" prenant notamment pour cibles des aéroports. Selon lui, ces raids ont fait de "nombreuses victimes" civiles notamment à l'aéroport civil de Syrte, la ville natale du dirigeant, à 600 km à l'est de Tripoli.

Malgré l'intervention internationale et le nouveau cessez-le-feu annoncé par Mouammar Kadhafi dimanche, les violences ont continué sur le terrain, faisant au moins 40 morts et 300 blessés à Misrata, à environ 200 km à l'est de Tripoli, selon un porte-parole des rebelles dans la ville et une source médicale.

Un porte-parole du gouvernement libyen a affirmé dans la soirée que Misrata avait été "libérée il y a trois jours" mais que les forces du régime continuaient à y rechercher des "éléments terroristes".

La coalition, avec à sa tête les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, est entrée en action samedi en bombardant par air et par mer des objectifs militaires, en vertu de la résolution 1973 de l'ONU adoptée jeudi soir.

Au Yémen, des dizaines de militaires, dont de très hauts gradés, ont annoncé leur ralliement à la contestation qui a débuté le 27 janvier à Sanaa contre le président Ali Abdallah Saleh, pour protester contre la répression violente de manifestations.

Le président a réuni en soirée les généraux qui lui restent fidèles et qui ont affirmé leur rejet de toute tentative de porter atteinte à la Constitution.

Les Etats-Unis ont réaffirmé que la violence était "inacceptable" tandis que la France a ouvertement appelé au départ de M. Saleh, devenant ainsi le premier pays occidental de poids à le faire.

Outre les chefs de l'armée qui ont lâché le président Saleh, le principal chef tribal, cheikh Sadek al-Ahmar, lui a demandé de céder le pouvoir qu'il détient depuis 32 ans et de se ménager "une sortie honorable".

La contestation a pris de l'ampleur après la mort de 52 personnes tuées lors d'une attaque vendredi contre des manifestants à Sanaa.

A Bahreïn, le roi Hamad ben Issa Al Khalifa a annoncé avoir déjoué un complot contre la sécurité du pays, au moment où s'enveniment les relations avec l'Iran de ce petit royaume du Golfe soutenu par l'Arabie Saoudite et les Etats-Unis.

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