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LIBYE

Les insurgés veulent exporter leur propre pétrole d'ici à la fin de la semaine

Texte par : Dépêche
3 mn

Les opposants au régime de Mouammar Kadhafi, qui affirment pouvoir produire jusqu'à 300 000 barils de brut par jour, envisagent de reprendre les exportations de pétrole dans les régions du pays qu'ils contrôlent d'ici à la fin de la semaine.

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AFP - Les champs pétroliers situés dans les régions de Libye tenues par les insurgés produisent 100.000 à 130.000 barils par jour, et l'opposition projette d'exporter du pétrole d'ici "moins d'une semaine", a déclaré dimanche un porte-parole de l'insurrection.

"Nous produisons environ 100.000 à 130.000 barils par jour, et nous pouvons facilement

augmenter ce rythme jusqu'à 300.000 barils par jour", a déclaré Ali Tarhoni, représentant des rebelles en charge des questions économiques, financières et pétrolières, lors d'une conférence de presse à Benghazi (Est).

Il a ajouté que l'organe politique représentant les rebelles avait signé récemment un accord avec le Qatar --premier pays arabe à participer à l'intervention militaire internationale en Libye-- déléguant à l'émirat la commercialisation du brut, et qu'il s'attendait à ce que les exportations redémarrent dans "moins d'une semaine".

"Nous avons contacté la compagnie pétrolière du Qatar et ils ont accepté de prendre tout le pétrole que nous exportons et de le mettre sur le marché pour nous", a-t-il dit, en référence à Qatar Petroleum (QP), compagnie publique de ce petit pays du Golfe riche en gaz et en pétrole.

"Nous avons un compte séquestre (...) et l'argent sera déposé sur ce compte, et comme cela il n'y a pas d'intermédiaire et nous savons où va l'argent".

Un responsable de QP, interrogé par l'AFP, a refusé de confirmer ou de démentir l'annonce des rebelles. "Un communiqué sera publié lundi", a-t-il dit.

M. Tarhoni a cependant souligné qu'il était actuellement difficile de trouver des compagnies de navigation pour exporter le brut, assurant qu'il y avait de grandes quantités de pétrole à exporter, plus encore avec la reprise par les rebelles des ports pétroliers de Brega et Ras Lanouf.

D'autres représentants des rebelles indiquent pour leur part qu'il est difficile de trouver des compagnies d'assurance pour assurer les pétroliers partant des ports contrôlés par les rebelles.

Pays participants : France, Royaume-Uni, États-Unis, Italie, Espagne, Belgique, Danemark et Qatar

Sorties aériennes totales : 1 257

Sorties aériennes américaines : 787

Sorties aériennes d'autres pays : 470

Frappes aériennes : 540

M. Tarhoni a indiqué avoir eu des contacts avec des responsables de compagnies de pétrole et de gaz à Brega et Raz Lanouf pour garantir la protection des installations et une reprise rapide des activités.

Il s'est dit confiant dans la capacité des installations de l'Est de fonctionner pour l'instant sans main d'oeuvre étrangère, beaucoup d'employés étrangers ayant été évacués depuis le début le 15 février de l'insurrection contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi.

Membre de l'Opep, la Libye est le quatrième producteur pétrolier en Afrique, avec 1,7 million de barils par jour. Ses réserves sont évaluées à 42 milliards de barils. Le pétrole représente plus de 95% des exportations et 75% du budget de l'Etat.

Si les exportations ne représentent que 2% des demandes mondiales, la Libye produit cependant du "sweet", un type de pétrole très demandé car il est contient peu de sulfures, et il est facile à transporter et à raffiner.

Selon M. Tarhoni, l'instance représentative des insurgés possède suffisamment d'argent en espèce pour l'instant, en majorité venant de banques à Benghazi. Mais sans entrée d'argent, il va devenir difficile de payer les salaires.

Il a ajouté que le Conseil national de transition (CNT) essayait d'obtenir la livraison de millions de dinars libyens imprimés en Grande-Bretagne et destinés au régime de Kadhafi.

Il dit également avoir exigé des mesures pour restaurer la confiance dans les zones tenues par les rebelles, notamment l'ouverture de comptes bancaires en devises étrangères afin de rétablir la confiance et d'encourager les liquidités sur le marché local.

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