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Qui sont les "commandos invisibles" d'Abobo ?

Ces forces armées n’ont qu’un seul but : faire tomber le président Laurent Gbagbo, par tous les moyens, y compris les plus radicaux. 800 000 habitants ont déjà préféré fuir Abidjan devant les risques qu'ils encourent.

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On l’appelle le commandant Esprit. C’est l’un des chefs des "commandos invisibles". Il se bat depuis plusieurs semaines dans le quartier d’Abobo, à Abidjan, pour faire tomber le président sortant Laurent Gbagbo, qui refuse de quitter le pouvoir depuis le scrutin présidentiel de novembre dernier.

"Ce n’est pas la France ou un autre pays étranger qui va venir enlever Gbagbo. C’est nous-mêmes, tous ceux qui se sentent ivoiriens", déclare le chef de guerre, encadré par deux hommes en armes, au micro de FRANCE 24.

Dans une ville défigurée par la guerre, il faut prendre un hélicoptère pour se rendre à l’hôtel du Golfe, où réside depuis quatre mois Alassane Ouattara, le président dont l’élection a été reconnue par la quasi-totalité de la communauté internationale. Ici, on parle de révolte populaire.

"Ce n’est pas une guérilla voulue et organisée par Ouattara. C’est une réaction d’une certaine frange de la population excédée", estime-t-on dans le camp du rival de Gbagbo. Le gouvernement d’Alassane Ouattara ne reconnaît pas officiellement les commandos invisibles, mais appelle la population à continuer à résister.

"On va frapper très fort"

De l’autre côté de la ville, le camp Gbagbo assure que ces commandos, dont le contingent est composé pour l’essentiel des ex-rebelles des Force nouvelles (FN), sont incontrôlables et dangereux.

"Ces personnes qui se disent rebelles ont décidé de tuer et estiment qu’il est normal de commettre des exactions", s’inquiète un proche de Laurent Gbagbo, interrogé par FRANCE 24.

Combien sont-ils ? À qui obéissent-ils ? À Abobo, les commandos affirment n’avoir qu’un objectif : le départ de Laurent Gbagbo. "Nous sommes partout, et nous allons frapper très fort", prévient le chef de guerre Esprit.

Pour éviter la bataille d’Abidjan qui se prépare, près de 800 000 personnes ont déjà quitté la capitale économique.

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