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FRANCE

Une femme verbalisée dans les Yvelines pour infraction à la loi contre le voile intégral

Texte par : Dépêche
2 min

Une jeune femme, née en 1983, a écopé d'une amende de 150 euros dans un centre commercial aux Mureaux dans les Yvelines, lundi, premier jour d'entrée en vigueur de la loi interdisant le port du voile intégral dans l'espace public.

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AFP - Une femme a été verbalisée lundi après-midi aux Mureaux (Yvelines) pour avoir enfreint la loi interdisant le port du voile intégral, entrée en vigueur le même jour, a-t-on appris mardi de source policière.

● Prise d'effet le 11 avril 2011. Le voile intégral et tout autre type d'apparat rendant impossible l'identification de la personne sont interdits dans les espaces publics depuis cette date.

● La loi sur la dissimulation du visage prévaudra dans tous les lieux publics : transports en commun, commerces, établissements scolaires, bureaux de poste, hôpitaux, tribunaux, administrations, plages, jardins, promenades, voies publiques.

● Le texte prévoit une amende allant jusqu'à 150 euros et/ou un "stage de citoyenneté". Toute personne obligeant une femme à se voiler sera passible d'un an de prison et de 30 000 euros d'amende. Si la victime est mineure, la peine sera doublée.

La jeune femme, née en 1983, dont la tenue vestimentaire n'a pas pu être précisée par la source policière, a été contrôlée "sans incident" dans un centre commercial vers 17H30.

Les fonctionnaires ont infligé une amende de 150 euros à la jeune femme, a ajouté la même source.

Depuis lundi, le port du niqab ou de la burqa n'est plus autorisé dans la rue, les jardins publics, les gares, les commerces ou les mairies, en vertu de la loi du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage.

En France, il y aurait environ 2.000 femmes intégralement voilées, selon diverses estimations.

Cette loi controversée est l'objet de vives critiques d'une partie de la communauté musulmane, de certaines personnalités politiques, ainsi que du Syndicat des commissaires de police, dont le secrétaire général adjoint, Manuel Roux, a estimé lundi qu'elle serait "infiniment difficile à appliquer" et "infiniment peu appliquée".

Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a pour sa part prévenu que la loi "sera respectée", même si son application est difficile. "La police et la gendarmerie sont là pour appliquer la loi et elles appliqueront la loi", a-t-il déclaré lundi en marge d'un déplacement à Luxembourg.

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