FRANCE

Dominique de Villepin dévoile les grandes lignes de son projet pour 2012

Texte par : Dépêche
|
Vidéo par : Pierrick LEURENT
3 mn

Dominique de Villepin, en tant que président de son nouveau parti "République solidaire", a présenté son projet pour l'élection présidentielle de 2012. L'ex-Premier ministre propose un "revenu citoyen" de 850 euros mensuels.

Publicité

AFP - L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a présenté jeudi son "projet de refondation politique" pour la présidentielle de 2012, projet qu"il entend "assumer et incarner" et dont la proposition majeure est un "revenu citoyen" mensuel.

Le président de République solidaire, ex-UMP n'a pas, comme prévu, annoncé une candidature à l'Elysée, estimant que le moment n'était pas venu. M. de Villepin attend que son horizon judiciaire soit dégagé -il doit comparaître en mai en appel dans l'affaire Clearstream- avant de se décider à entrer dans la course.
              

it

Devant la presse conviée à la présentation de son projet, il a expliqué que celui-ci était "le fruit d'une expérience et d'un bilan, une politique menée de 2005 à 2007 sur laquelle Nicolas Sarkozy a pu s'appuyer pour remporter la bataille présidentielle".

Ce projet, a-t-il poursuivi, est également "le fruit de quatre années de combat". "Il s'est nourri d'un certain nombre d'alertes, de propositions que j'ai adressées à la majorité comme aux Français", a-t-il dit, en citant son scepticisme "dès 2007" concernant le paquet fiscal adopté l'été de cette année-là.

La mesure-phare du projet de M. de Villepin consiste à instaurer un "revenu citoyen" de 850 euros par mois, ouvert aux plus de 18 ans n'ayant aucune ressource et, d'une manière dégressive, à tous ceux qui gagnent moins de 1.500 euros.

Cette mesure de "30 milliards d'euros, la seule nouvelle dépense" de son projet, est "essentielle" à ses yeux "pour débloquer le système".

"Je veux que ce projet soit juste et rassembleur, qu'il tire les leçons des échecs successifs depuis 1981: 1988, 1995, 2002 et 2007. A chaque fois, des promesses, des désillusions", a-t-il poursuivi, avant d'affirmer: "je ne participerai pas à une nouvelle aventure politique qui devrait se terminer par de nouvelles désillusions".
            

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine